Feuille du PIC (Programme International du Coeur ou du Citoyen)

Humanisme, Programme citoyen, Alternatives, Non-violence, Ecologie, Décroissance, Végétarisme, Médecine douce, Energie renouvelable, OGM, Empreinte écologique, Inégalité Nord Sud, Philo cynique, Anarchisme, Spiritualité, Conscientisation, Auroville, la Nef, la Françafrique, Commerce équitable, Gandhi, Rabhi, Bové, etc. Lire la Charte http://feuilledupic.blogspot.com/2006/03/charte-du-pic-2006.html (liste parfois en bas de blog). Jean-Paul Alonso Mailto : jean-paul.alonso@hotmail.fr

15 janvier 2011

Lettres à mes contemporains

Saintes, le 26 janvier 2010

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Cette lettre s’adresse à toutes et à tous. Chacun de vous, quels que soient son milieu et son éducation, peut la relayer à son voisin, afin que des discussions s’amorcent et débouchent sur une prise de conscience collective. Et que des réseaux de résistance se tissent contre l’infamie et la barbarie organisées. Voici mon propos :

Le bilan de 2009 : L’année 2009 a été encore marquée par des événements qui montrent que le monde est malade et sur une mauvaise voie. Les émeutes de la faim en 2008 (Cameroun, Egypte, Mexique), témoignaient que ce fléau augmentait dans le monde. Mais la « crise financière » a balayé les promesses d’aide faites à la conférence de la FAO de juin 2008 et celles faites par le G8 (les pays les plus riches) en juillet 2009, qui étaient respectivement de 14,6 et de 13,3 milliards d’euros. La date de 2025 pour venir à bout d

e la faim dans le monde n’est même plus avancée. En parallèle, le soutien apporté au secteur financier sans garantie par les Etats (le G20), nous les contribuables, s’élève à 5000 milliards d’euros, alors que les banques en déroute ont spolié les économies réelles en augmentant le chômage et la faim dans le monde. Plus de cent mille personnes vivent toujours dans la rue en France. La dette de notre pays est passée de 1210 à 1450 milliards d’euros de 2007 à 2009 (+20%). Les pays développés, absents du rendez-vous de la FAO en novembre, ont abandonné plus d’un milliard de malnutris. Le président américain, qui a reçu le prix Nobel de la Paix, a envoyé trente mille soldats supplémentaires en Afghanistan pour soi-disant lutter contre le terrorisme international. Les Etats-Unis sont responsables de la « crise financière », mais la suprématie du dollar, qui n’est pas dénoncée, continue à spolier les économies réelles des autres pays, et à freiner la reprise. On ne s’étonnera pas, qu’aucune régulation de la spéculation financière ne soit prévue. La Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique est un échec, alors que les experts du monde entier sont unanimes sur l’urgence à prendre des mesures. De plus, les deux cartes ci-contre du réchauffement climatique et de la pauvreté dans le monde (en foncé les zones les plus critiques), nous montrent que les pays les plus pauvres sont les plus exposés au réchauffement climatique. La chute des cours des matières premières, due à la « crise financière », diminue les recettes des pays exportateurs les plus pauvres. La situation humanitaire va s’aggraver dans des proportions jamais atteintes. Les pays du Sud réclament à juste titre un dédommagement au Nord pour les préjudices climatiques qu’ils subissent. Ce sont bien les activités humaines du Nord qui en sont responsables3. La première carte ci-contre montre, à première vue, que les pays du Nord subiront, avec le réchauffement, moins de préjudices que ceux du Sud. Ils pourront même aller exploiter le pétrole du Groenland qui fond (Atlaséco 2010). Pourtant, certains pays du Nord situés au niveau des mers disparaîtront sous la montée des océans, en provoquant des migrations humaines sans précédent. Les experts reconnaissent que la raréfaction des matières premières à terme provoquera des guerres entre les Etats. Les émeutes de la faimdégénèreront dans le Sud en guerre civile et pourront gagner le Nord. En ce mois de janvier 2010, un terrible séisme a anéanti Haïti. A ce jour, on parle de 112000 morts, de 150000 disparus, 200000 blessés et plus d’un million de sans-abri. A quoi servent nos satellites d’observation et notre instrumentation scientifique pour ne pas prévenir de telles catastrophes humaines ? Des pays se pressent pour reconstruire, alors qu’il faudrait évacuer cette zone sismique pour mettre à l’abri les populations des futurs séismes. Face à la situation internationale, les couacs français sur l’identité nationale et la vaccination contre la grippe, et j’en passe et des meilleures, apparaissent comme très secondaires. Le ridicule ne tue pas, sauf quand il est à la tête des Etats.

Réchauffement climatique1

Pauvreté dans le monde2

Une civilisation criminelle : La Déclaration des droits de l’homme, les régimes constitutionnels, les démocraties représentatives, les instances internationales comme l’ONU, la Banque mondiale, l’OMS, etc. représentent de nos jours un arsenal institutionnel, qui sert de devanture à un système politique et économique mondial inégalitaire, criminel et suicidaire. La maîtrise de l’énergie et le machinisme ont mis un terme à la traite négrière, qui donnait jadis la force de travail. Mais l’esclavage est maintenu sous d’autres formes, et le pillage des ressources du Sud assure les énormes besoins de l’industrie en énergie et matières premières des pays du Nord et de leurs vassaux comme la Chine. La machine qui aurait pu alléger la peine humaine a été mise au service des mêmes exploiteurs que jadis. L’interdépendance des pays, née de la mondialisation, n’a pas réussi à mutualiser les risques économiques et à endiguer la pauvreté mondiale. Bien au contraire, l’exploitation inégalitaire repose sur la dissociation entre les pays-ressources (minerais, pétrole, bois, etc.) du Sud, les lieux de transformation pour beaucoup en Asie (la Chine est qualifiée « d’atelier du monde », le Brésil et l’Afrique de « fermes du monde »), et les consommateurs du Nord qui en profitent. Les Français ne voudraient pas mourir de faim sur leur territoire pendant que des pays étrangers s’approprient à bas coût leurs ressources pour les gaspiller. Les Français ne voudraient pas que leurs exploiteurs, qui sont par ailleurs les principaux pollueurs, viennent leur faire des leçons sur les émissions de CO2. Ils ne voudraient pas travailler dans les conditions des travailleurs du Sud, qui fabriquent la majeure partie de leurs produits de consommation. Les travailleurs et les consommateurs du Nord, victimes de la désinformation et de la manipulation, collaborent à ce système inégalitaire. C’est cette complicité qui doit cesser pour permettre de repartir sur des nouvelles bases de civilisation, justes et équitables. Les démocraties représentatives ne fonctionnent pas, à cause de la collusion entre les organisations politiques, certains experts scientifiques, et les lobbies marchands, qui ont des intérêts financiers convergents. Mais ce sont bien les électeurs qui vont aux urnes comme si de rien n’était. On jette la pierre à ceux qui accumulent d’immenses richesses, mais on collabore en confiant son argent à des banques qui spéculent, en achetant dans des supermarchés, ceux-là même qui rémunèrent des actionnaires. On a écrit les droits de l’homme, du travail, le principe de précaution, on parle d’écologie, on veut être respecté au travail, mais on achète des produits en provenance de pays asiatiques qui ne respectent pas les droits de l’homme ni la nature. Jusqu’à ces derniers temps, avec l’effondrement du bloc de l’Est, on s’imaginait que la croissance économique infinie, sur une terre aux ressources finies, et à la démographie galopante se poursuivrait indéfiniment pour le plus grand bien de tous. Nous savons en ce début d’année 2010, mieux que jamais, où nous en sommes tous, et connaissons l’incapacité de nos institutions et des Etats à régler les problèmes.

Que faire ? Il ne s’agit plus de « repeindre en vert la machine» en fabriquant des biens respectueux de l’environnement pour remplacer les anciens, en continuant à aggraver le réchauffement et en gaspillant les ressources. Il faut changer de logique, et pas seulement économique ; l’économie n’est qu’un outil entre nos mains. Il faut réviser en profondeur nos notions du bonheur. Quand les deux blocs s’affrontaient durant la Guerre froide, on espérait que l’un des deux pouvait être le bon pour l’humanité. Mais les deux idéologies en conflit évoluaient dans le même paradigme, celui de la violence. Il faut radicalement changer de cap en donnant un grand coup de gouvernail. Nous devons sortir de nos cases idéologiques et politiques, pour raisonner globalement, en agissant localement, en mobilisant toutes nos forces. Nous devons accorder nos actes avec notre idéal social, changer nos gestes quotidiens de citoyens et de consommateurs, sans attendre les prochaines élections ou le prochain sommet international. Nous devons conquérir une civilisation juste, avec un comportement juste, qui incarne les valeurs des Lumières et de la République dont nous sommes si fiers.

Qu’est-ce qui nous empêche d’agir efficacement : Notre culture est en cause. Façonnés par beaucoup de privations dans le passé, les ères glacières, les guerres, nous avons l’habitude d’avoir la crainte de manquer, et nous accumulons, pour les plus chanceux, sans en mesurer les conséquences. Dans le passé les premiers hommes détruisaient comme nous leur environnement, mais ils étaient peu nombreux, et changeaient fréquemment de place ; la nature pouvait se renouveler. De même, les paysans de jadis pratiquaient la jachère pour reposer la terre. Nos outils surpuissants depuis les révolutions industrielles qui se sont succédé à partir du XIXème siècle, ont augmenté la production et la consommation au détriment de la nature et de la qualité de la vie. Nos civilisations « hors sol », prisonnières des villes, arrivent à consommer au Nord jusqu’à 7 fois ce que la terre peut produire. Les outils « du progrès » se retournent contre nous et nous le savons depuis les années 1970, où des experts prévoyaient déjà le réchauffement climatique engendré par les activités humaines. C’est le décalage temporel entre les dégradations de la nature et les catastrophes prévisibles, qui a fait pécher par optimisme les grands médias et les grands partis politiques, qui commencent seulement à parler en 2009 d’écologie et de réchauffement climatique. Les experts scientifiques du monde entier sont aujourd’hui unanimes sur les sombres perspectives de l’avenir de la planète. C’est notre illusion d’un monde matériel infini et d’une nature inépuisable, qui nous conduit à notre perte. Nous sommes victimes d’une gigantesque manipulation de masse, qui nous berce avec le chant des sirènes de la publicité, de la politique politicienne, des nouvelles technologies, de la surconsommation, de l’ostentation matérielle, qui motive la surproduction, la surexploitation des ressources, la spoliation du Sud et l’asphyxie de la terre. La solution du changement profond ne réside pas dans les urnes. Elle réside en premier dans le refus de collaborer à l’échelle individuelle à ce système dégradant, et à élaborer des programmes constructifs nouveaux pour un monde nouveau. J’ai écrit le Guide de la révolution non-violente, que vous consulterez avec profit pour cesser cette collaboration.

Changeons de paradigme : Un paradigme ne se décrète pas par une loi venant d’un Etat, ou d’une organisation politique. Il émane d’une culture humaine qui puise sa source dans des valeurs essentielles et les convictions profondes d’un groupe humain. Ces valeurs nouvelles doivent être humanistes, spirituelles et réalistes. Quand nous avons établi le lien qui existe entre l’information médiatique et les mensonges scientifiques et politiques ; la pauvreté du Sud et l’opulence du Nord ; l’enrichissement d’une minorité et la pauvreté ; la surproduction, la surconsommation et l’épuisement des ressources et le réchauffement climatique ; la collusion des intérêts des politiques et des lobbies ; la corruption et la violence des Etats, nous dévoilons les principales causes du paradigme de la violence, qui nous entraînent tous à notre perte. Les nouveaux savoirs scientifiques et les progrès techniques sont tous mis aux services de l’abêtissement, du matraquage et de l’appauvrissement culturel des masses. L’Education Nationale est tenue en échec par les outils surSaintes, le 4 décembre 2011puissants mal employés (jeux vidéo, télévision, téléphonie, etc.) qui gavent la jeunesse de bêtise. Les producteurs et les détenteurs des savoirs sont rendus incapables d’éduquer dans l’esprit républicain. Pourtant, les exploiteurs ne sont que des boutiquiers qui accaparent les richesses intellectuelles produites, pour servir leurs profits, sans en mesurer les conséquences générales. De la même façon, le consommateur naïf attend les soldes pour faire de prétendues « bonnes affaires » en achetant des produits asiatiques, et en augmentant la pollution (transport, non-respect de l’écologie) et le chômage dans son pays (délocalisations). Il serait regrettable d’abandonner indéfiniment la production intellectuelle à la cupidité, qui dévore les ressources terrestres sans faire des heureux au Nord, et engendre beaucoup de morts et de malheureux dans le Sud, tout en menaçant notre avenir. Le savoir doit être marié avec le bien-être, la culture, l’épanouissement des personnes et non la marchandisation outrancière. Cessons de collaborer. Faisons ensemble que la décennie 2010-2020 mette un terme au paradigme de la violence, de la faim, et des catastrophes annoncées. Halte à la violence institutionnalisée par les profiteurs ! Halte à la barbarie !

Note 1 : Carte du réchauffement climatique p 4-5, Courrier International N° 1000 bis décembre 2009

Note 2 : Carte de la pauvreté dans le monde p 86, revue L’Histoire N°349 janvier 2010

Note 3 : Voir la carte des principaux pays émetteurs de CO2 , p 13 du Bilan Economie 2010, Le Monde



Comment la violence structurelle pille et affame le monde

Saintes, le 4 décembre 2011

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

En 2009 je commençais mon bilan annuel ainsi : « (…) Les émeutes de la faim en 2008 (Cameroun, Egypte, Mexique), témoignaient que ce fléau augmentait dans le monde. Mais la « crise financière » a balayé les promesses d’aide faites à la conférence de la FAO de juin 2008 et celles faites par le G8 (les 20 pays les plus riches) en juillet 2009, qui étaient respectivement de 14,6 et de 13,3 milliards d’euros. La date de 2025 pour venir à bout de la faim dans le monde n’est même plus avancée. En parallèle, le soutien apporté au secteur financier sans garantie par les Etats (le G20), nous les contribuables, s’élève à 5000 milliards d’euros. » A cela s’ajoute aujourd’hui l’échec du sommet sur le réchauffement climatique de Cancun, jusqu’à 5°C de réchauffement climatique est annoncé. Le Protocole de Kyoto de 1997 demandait à 37 Etats industrialisés ou émergeants de réduire ou de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. De plus, en 2010 sont apparues les faillites en chaîne des pays européens frappés de plein fouet par la « crise » : Grèce, Portugal, Espagne, Angleterre, Irlande, etc. La dette de ceux qui font bonne figure comme la France, augmente considérablement.

L’anoso vous informe : Suite aux investigations d'une journaliste du New York Times, Gretchen Morgenson, le sénateur démocrate Carl Levin de l'Etat du Michigan - dans lequel de nombreux Américains ont perdu leur maison – a présidé la sous-commission d'enquête chargée de faire la lumière sur Goldman Sachs. Après trois ans d’enquête menés par la justice américaine, la police fédérale (FBI) et l'autorité boursière américaine la (Securities and Exchange Commission ou SEC), cette dernière déposait le 16 avril 2010 une plainte pour "fraude" à l'encontre de la plus célèbre banque d'affaires au monde, la banque Goldman Sachs. Avec ses 30 000 salariés, aucun guichet classique, cette banque invisible au commun des mortels, qui ne vit que de la spéculation financière a une influence considérable sur l'économie mondiale. Elle est accusée d'avoir cherché à faire des profits sur le dos de milliers de foyers américains en difficulté, ruinés et à la rue.

Barack Obama qui a réformé insuffisamment depuis les marchés financiers américains, ne pouvait rêver meilleure occasion pour contrer le Parti républicain hostile à cette réforme. Au départ Goldman Sachs jugeait l'accusation « dénuée de tout fondement ». Et on pensait que si une transaction intervenait avec l'Etat, Washington pourrait bien convoquer les autres banquiers pour la même raison. Et les autres banques comme Deutsche Bank, qui a précédé Goldman Sachs dans sa mise sur le marché des CDO (collateralized debt obligations) liées à des crédits subprimes en cause, JP Morgan Chase, Morgan Stanley, UBS, etc., risquaient de voir des investisseurs leur demander également des comptes pour leur avoir vendu ces mêmes produits « toxiques ».

Les banques qui étaient accusées de s'être enrichies au détriment de leurs clients se défendaient en dénonçant les pertes qu'elles auraient subies sur le marché des « subprimes ». Pour démontrer sa prétendue bonne foi, Goldman Sachs déclarait qu'elle avait essuyé une perte de 1,2 milliard de dollars sur ses activités liées aux crédits immobiliers en 2007 et 2008. Incroyable mais vrai, Goldman Sachs avait reçu ensuite 10 milliards de dollars d'argent public américain.

Rappelons ce que sont les subprimes d’après un rapport* : « Le déclencheur de la crise 2008 qui retient l’attention, sans en être la cause unique, est sans nul doute la crise dite des subprimes dont les prémices sont perceptibles dès l’été 2006. Ces subprimes ont souvent été consentis par des courtiers - non soumis à la régulation bancaire - qui ont prêté à des particuliers dont les ressources étaient insuffisantes pour assurer les remboursements, en se basant sur une anticipation de hausse de la valeur de ces biens susceptibles alors d’être une garantie suffisante ou permettant de se désendetter par revente du bien. (…). Or, le cycle immobilier a conduit à un renversement de tendance : les signes d’un retournement sont inscrits dans les statistiques des troisième et quatrième trimestres 2005 ; les défauts de paiement apparaissent dans le premier semestre 2006 et des retards d’échéances s’accroissent dans des crédits hypothécaires autres que les subprimes, les prix de l’immobilier se mettant à baisser. Tout au long de l’année 2007, les défauts de paiement vont croissants. »

Début 2007, pour permettre au milliardaire John Paulson* à la tête de Paulson & Co - 45ème fortune mondiale - de spéculer sur l'effondrement de l'immobilier, Goldman Sachs avait créé Abacus 2007 AC-1, qui est un produit financier bourré de subprimes. Abacus est le fruit de la titrisation de créances immobilières (prêts immobiliers) regroupées au sein d'un même portefeuille puis cédées à un fond qui a placé ces titres auprès d'investisseurs. L'allemand IKB, notamment, achète des tranches du CDO et espère des rendements élevés, du fait de l'expansion du marché immobilier de l'époque. En décembre 2007, le directeur financier de Goldman Sachs, David Viniar, ordonne un délestage progressif de ces actifs toxiques suite aux lourdes pertes constatées. Goldman Sachs parie alors à la baisse sur ces titres qu'elle continue à vendre à ses clients pour le long terme. (C’est le Sénat américain qui a mis la main sur des e-mails prouvant ces faits.) Dès lors, son actif net serait tombé à 30 millions d'euros alors qu'il était précédemment estimé à 1,8 milliard de dollars. Ce qui se traduit par 1,77 milliard de dollars de perte pour les acheteurs, et l’équivalent en gain pour ceux qui pariaient sur la baisse des titres comme Paulson & Co qui a fait un milliard de dollars de profit en vendant de l'Abacus à découvert. Les investisseurs lésés comptaient bien poursuivre en justice les banques incriminées, à l'instar de la banque allemande IKB. Celle-ci a perdu 150 millions de dollars et a du, en 2008, être sauvée de la faillite par l'Etat allemand. De nombreuses autres banques d’affaires ont reçu de l’argent public.

L'affaire Goldman Sachs a été réglée à l'amiable mi-juillet 2010. Mais peu de personnes sont au courant. Les médias se sont montrés étrangement discrets sur cette fraude d'envergure internationale, qui est à l’origine de la fameuses « crise », qui n’est rien d’autre qu’un énorme « casse financier », un véritable vol de l’argent public et une spoliation des économies réelles. Goldman Sachs a versé la plus grosse amende jamais payée par une entreprise de Wall Street, soit 550 millions de dollars pour solder la plainte de la SEC, dont 300 millions de dollars versés au Trésor américain et le reste aux investisseurs ruinés. Alors qu’elle a reçu 18 fois d'argent d’aide publique (10 milliards de dollars). Les médias complices ou incompétents continuent d'appeler encore « crise financière » ce que je dénonçais dans mon dernier livre Guide de la révolution non-violente, publié fin 2008, comme étant une « gigantesque escroquerie du XXIème siècle ». La preuve aujourd’hui est faite. Les pays européens et les autres dans le monde paient la facture redoutable laissée par la première banque d'affaires et leurs complices.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrai préciser certaines choses : La nouvelle loi sur les retraites n’est pas une réforme, parce que le mot « réforme » signifie : amélioration apportée dans le domaine moral ou social. Reculer l’âge de la retraite et augmenter les cotisations des travailleuses et des travailleurs est un recul social – nous l’avons tous bien compris – dans la mesure ou se sont celles et ceux qui travaillent le plus dur dans ce pays, qui en font les frais, alors que l’argent gagné en bourse par les spéculateurs - et qui ralentit les investissements dans l’outil de travail - est moins taxé que les revenus gagnés honnêtement par les salariées-s, les seules-s à produire les vraies richesses. De plus, cette soit disant « réforme » table sur l’augmentation de la durée de la longévité humaine, mais au train des contre-réformes actuelles, avec l’augmentation de la pauvreté, la baisse des remboursements des soins médicaux, la destruction des emplois due aux délocalisations d’entreprises et à la spéculation, la maltraitance qui augmente dans les emplois qui nous restent, l’accélération du rythme de vie, les effets désastreux de la pollution et des empoisements, nous pouvons mettre en doute l’idée que la longévité continuera à augmenter, voire à se stabiliser. Elle est en baisse aux Etats-Unis !

L’autre grande duperie entretenue par les médias qui sont les relais d’une intelligentsia affaiblie et corrompue repose sur l’idée qu’en retardant le départ à la retraite des seniors, nous allons résoudre le problème des systèmes de répartition des retraites. Effectivement, dans le contexte très défavorable de l’emploi qui est le notre, et sans mesures protectionnistes pour stopper l’hémorragie des délocalisations vers l’Asie, sans mettre un terme à l’euro fort face au dollar et à la monnaie chinoise, les produits européens sont chers. Ne pas prendre ces mesures en retardant la retraite des seniors revient à vouloir augmenter le nombre des actifs dans les entreprises qui ont des carnets de commandes en baisse constante. Le seul résultat qui nous attend avec la nouvelle loi est le retard de l’accès des jeunes à l’emploi. Le problème de financement va se déplacer d’une caisse à une autre. Les jeunes sont ceux qui ont le plus besoin de ressources pour fonder une famille, élever des enfants, faire la France de demain.

En résumé, les cotisations qui rentrent dans les caisses dépendent principalement du nombre d’actifs. La seule solution est d’augmenter ces actifs, la charge de travail, pas d’augmenter la durée des carrières. Et pour augmenter le nombre des actifs, il faut baisser la spéculation en la taxant plus que le revenu du travail, ce qui encouragera l’investissement dans l’outil de travail, il faut dévaluer l’euro, augmenter la demande, les commandes, la consommation en encourageant l’achat de produits français. Une réévaluation des salaires pour relancer la consommation serait une bonne mesure aussi pour les cotisations.

Venons-en maintenant à un autre sujet : Quel bonheur cela a été de voir depuis le printemps, les Françaises et les Français descendre dans la rue pour défendre la tête haute leurs droits face au gouvernement irresponsable. Nous étions des millions sur tout le territoire et sur le point d’aboutir tellement la révolte grondait et se durcissait. Gouvernement fantoche et patrons profiteurs tremblaient, nous touchions au but.

Comment se fait-il que des leaders syndicaux aient déclaré que nous avions perdu la lutte tout en ayant gagné « la bataille de l’opinion ». C’est ainsi qu’au lieu d’encourager le mouvement populaire jusqu’à l’annulation de la loi scélérate, des chantres de la politique politicienne ont dit qu’ils annuleraient cette loi s’ils arrivaient au pouvoir en 2012. Des tracts électoralistes sont apparus dans les manifestations, certains sur un double format ne parlaient plus de l’objet du mouvement social, et présentaient les futurs candidats à la présidence. Les Françaises et les Français ont été trahies-s par ces élites. A Saintes, après la manifestation du 23 novembre, les syndicats locaux qui se sont exprimés devant la sous-préfecture, ont répété, pour certains, les propos des briseurs de mouvements sociaux. Peu après, des candidates-s à la présidence de 2012 prétendues-s de « gauche » se sont déclarées-s. Pourtant, certains partis de gauche se sont déclarés pour une augmentation de la durée des cotisations pour les retraites. Rappelons que c’est en 1906 que la CGT adopte la « charte d’Amiens » pour supprimer le lien organique entre partis politiques et syndicats, pour mener leurs actions en toute indépendance. Aujourd’hui ce n’est pas seulement la minoration de nos futures retraites que nous vivons, mais également l’enterrement de première classe de la contestation sociale, orchestrée par le politique et certains syndicats complices.

Le gouvernement avait annoncé via les médias que ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans n’étaient pas concernés par la nouvelle loi. J’ai appelé les caisses, et j’ai appris qu’il fallait attendre la parution des décrets d’application de la loi pour en janvier 2011 pour le savoir. Mais que le fait d’avoir travaillé avant 18 ans serait une des conditions du départ anticipé à la retraite mais pas la seule. Le nombre de trimestres cotisés interviendra également, il devrait être, a priori, être supérieur à 40 anuités. Rappelez-nous au mois de janvier pour connaître les décrets. Encore une fois, on nous a menti !

Plus que jamais, le Guide de la révolution non-violente reste le guide du résistant à ce système odieux. Les Françaises et les Français reniées-s par ces prétendues élites doivent les renier à leur tour en quittant les rangs de ces organisations devenues scélérates. Une refonte du syndicalisme serait souhaitable à l’heure où l’intersyndicale a fait quelques preuves avant de sombrer dans une grotesque manipulation. Mon rôle, ici, a été de dénoncer la violence structurelle autant de l’économie que du politique.

A t-on le droit d’informer ? Wikileaks recueille et publie des documents présumés confidentiels qui ont une importance avant tout éthique ou historique. Wikileaks a publié sur le web des vidéos et des documents qui montrent un autre visage des guerres en Irak et en Afghanistan. Mais la publication d’échanges confidentiels entre diplomates a indisposé certains Etats. Une plainte de deux femmes a été déposée contre Julian Assange qu’i les a fréquenté cet été en Suède. Assange est l’Australien de 39 ans qui dirige Wikileaks. Il s'est rendu lui-même à la police britannique, qui l’a emprisonné. Cette plainte serait liée à la divulgation de documents diplomatiques américains. En prison Assange a déclaré à sa mère : "Nous savons maintenant que Visa, Mastercard, Paypal et d'autres sont des instruments de la politique étrangère américaine. » Ces trois banques ont cessé de transférer des dons financiers faits à WikiLeaks. Des cybermilitants ont riposté en bloquant les sites Internet de ces entreprises. Eric Besson, ministre français chargé de l'Economie numérique, a demandé le 3 décembre au Conseil général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies d'indiquer au plus vite les moyens de mettre fin à l'hébergement du site WikiLeaks en France, au motif qu'il violait le secret diplomatique. La décision sera prise prochainement. Andrew Rasiej, co-fondateur du blog techPresident.com déclare : « J'espère que quand tout se sera calmé, le gouvernement (américain) reconnaîtra qu'il doit faire des efforts en matière d'ouverture et de transparence et qu'il ne doit utiliser le secret qu'en de rares occasions". James Lewis, expert en cyber-sécurité remarque que l'avenir pourrait s'assombrir pour WikiLeaks, cerné de toutes parts par des gouvernements aux moyens colossaux. Rappelons que la Société Des Nations avait trois buts fondamentaux, dont celui d’abolir la diplomatie secrète. Une pétition en faveur d’Assange circule sur Internet.


* Notes : Rapport du Conseil Économique, Social et Environnemental, 2009, présenté par Mme Monique Bourven et M. Yves Zehr.

John Paulson, diplômé de Harvard est un milliardaire qui a augmenté sa fortune grâce aux subprimes. Paulson & Co détient des participations dans plusieurs banques américaines et même 2% de Renault. Il a récemment fait parler de lui en accordant 1,5 million d'euros à la nouvelle fondation Carla Bruni-Sarkozy à New-York.

Fabrice Tourre trader français basé à Londres chez Goldman Sachs est un centralien diplômé de Stanford. Selon le Wall Street Journal, Tourre à 30 ans, aurait touché 2 millions de dollars en 2007. En janvier 2007, Tourre écrit à son amie que le marché immobilier « est sur le point de s'effondrer ». Un mois plus tard il rédige un document de 65 pages créant le fond Abacus 2007-AC1 à destination de la clientèle d'investisseurs.

Autres sources : Le Monde.fr ; Echos.fr ; lefigaro.fr ; radio-canada.ca ; lesechos.fr ; agence AFP




10 février 2009

Présentation de l'essai : Guide de la Révolution non-violente




Auteur :
Jean-paul Alonso (conférencier sur la non-violence et Gandhi)

Référencements : BNF - Electre – Chapitre.com - Priceminister.com

Recommandations : La présentation complète du sujet de la non-violence politique fait de cet essai un ouvrage de référence, qui est recommandé par les spécialistes tels François Vaillant, philosophe, rédacteur en chef de la revue Alternative non-violente (été 2009, voir page 2), Jean-Marie Muller, philosophe de renommée internationale, directeur à l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits, Raoul Marc Jennar, politologue auprès de l’ONU, et l’historien saintais Henri Texier.

Rapport qualité-prix : Son format de poche, son bandeau qui annonce le bon accueil des spécialistes, la quantité d’informations qu’il contient, pour un prix de 10 euros, le rendent très attractif. Il est imprimé avec la police de caractère « Arial 9 » sur du papier recyclé et de l’encre végétale pour respecter l’environnement.

Résumé : La non-violence politique est un outil destiné à la société civile pour lutter contre les dérives autoritaires d’un Etat ou d’une tutelle quelconque, qui enfreint les droits fondamentaux de la personne humaine ou de la nature. Ce guide est destiné aux personnes qui s’intéressent aux sciences politiques ou humaines, et qui veulent comprendre la pensée de Gandhi. Il présente les outils et les stratégies utiles aux luttes non-violentes. Le 1er chapitre dresse un constat de la civilisation occidentale, qui vit aux dépens des pays du Sud, tout en menaçant l’équilibre écologique de la planète. Le 2ème chapitre expose la non-violence au regard des religions et du droit et trace 20 portraits d’activistes non-violents (Thoreau, Tolstoï, Lecoin, Giono, del Vasto, King, L'abbé Pierre, Chavez, Rabhi, Bové, etc.) ; il donne aussi une biographie politique de Gandhi, puis présente en 29 paragraphes les différentes techniques de lutte non-violente (la désobéissance civile, la cohésion des manifestants, l’obstruction et les interpositions, les marches, les manifestations, le boycott, la grève de la faim, le programme constructif, etc.). L’auteur réactualise le testament spirituel de Gandhi pour illustrer l’esprit qui sous-tend les luttes non-violentes. Le 3ème chapitre propose des exemples d’actions non-violentes individuelles avec une charte du consommateur, et collectives avec un plan en 8 étapes.

Distributeurs : ISBN : 978-2-9525139-1-3

  • Toutes les librairies
  • Jean-paul Alonso 10, rue Aliénor d'Aquitaine 17100 Saintes tél : 06 27 07 28 39 mailto : jean-paul.alonso@hotmail.fr

Conditions :

Date de parution : décembre 2008

Prix public : 10 euros (1,7 euros de frais de port jusqu'à 2 livres pour la France)

Remise libraire : 30% (progressif avec la quantité)

Format : Poche 12 x 18cm

Le livre contient : 140 pages, 140 citations, 376141 caractères et espaces, plus de 50 références bibliographiques.

Événements : l’auteur assure conférence, présentation-dédicace, interview, conseils.



Voici le sommaire avec des extraits du livre :

Résumé au dos du livre :
Gandhi écrit au sujet de la non-violence : « Je l’ai présentée comme une méthode politique destinée à résoudre des problèmes politiques » et Nehru écrit au sujet de la libération de l’Inde : « On a dit que l’action non-violente était une chimère ; elle a été, ici, le seul moyen réel d’action politique. »
César Chavez écrit : « Nous ne sommes pas non-violents parce que nous voulons sauver notre âme. Nous sommes non-violents parce que nous voulons obtenir la justice sociale pour les ouvriers. Qu'importe aux pauvres que l'on construise d'étranges philosophies de non-violence, si cela ne leur donne pas de pain. »
La croissance du produit mondial brut illimitée imposée par le libéralisme économique, sur une terre aux ressources limitées et à la démographie croissante, nous conduit dans une impasse humanitaire et écologique généralisée à brève échéance. Pour que le Nord vive dans l’opulence et le gaspillage, un milliard de personnes restent dans le sous-développement et cent mille d’entre elles meurent chaque jour de faim et de maladie.
Un autre monde est possible et souhaitable ; pour l’atteindre, nous devons échapper à la manipulation mentale de masse exercée par les profiteurs qui nous poussent au productivisme et au consumérisme pour s’enrichir. Pour cela, nous devons éradiquer la violence qui est en nous en retrouvant les vraies valeurs du bonheur et du partage. Nous devons mener des combats non-violents de masse pour établir la justice sur terre. Cet essai présente les outils et un plan pour mener une Révolution non-violente planétaire.

Introduction :
« Je ne désire pas qu’un seul être me suive, si je n’ai pas fait appel à sa raison. » Gandhi* 14 juillet 1920, journal Young India.

Le premier chapitre de cet ouvrage intitulé « Le constat », dresse le triste portrait de la civilisation occidentale, en rapportant le discours d’Evo Morales tenu en 2007 à l’ONU, et la contribution que j’ai écrite en 2007, intitulée « La décroissance économique pour une politique non-violente ». J’ai ajouté un article sur la « crise économique » 2008. Le deuxième chapitre, intitulé « Les outils », expose l’évolution de la non-violence à travers les religions, le droit, des portraits d’activistes et leurs combats, une biographie de Gandhi, puis présente les différentes techniques de résistance non-violente (grève, boycott, marche ou défilé, etc.). La non-violence politique est un outil pour lutter contre les dérives autoritaires d’un Etat ou d’une tutelle quelconque, qui enfreint les droits fondamentaux de la personne humaine, de la nature ou des animaux. C’est une stratégie individuelle ou de masse, qui, sans user de la violence, cherche à faire plier l’adversaire en refusant de collaborer avec lui. Elle interpelle nos concitoyens par tous les moyens non-violents possibles. Cette deuxième partie présente aussi Les lettres à l’ashram de Gandhi*, que j’ai réactualisées, ainsi qu’une méthode psychophysiologique pour atteindre la maîtrise de soi, afin d’améliorer son existence et de mener les luttes non-violentes. Le troisième chapitre, « Le combat », relie le sujet, qui est la non-violence, à son objet politique, en proposant des actions individuelles et collectives pour remédier aux abus et aux violences des lobbies et de l’Etat. Vous y trouverez une charte du consommateur responsable et un plan révolutionnaire.......


Chapitre I : Le constat

I-1- Discours d’Evo Morales à l’ONU

I-2- La décroissance économique pour une politique non-violente


I-3- La « crise financière » de 2008

Chapitre II : Les outils

II-1- La non-violence : origine - domaine d’application - religion – droit
– ONU – histoire – dissuasion et résistance – Etat

extraits :


II-1-7- La grève générale pour la paix internationale

Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail est créée en 1895. En 1906, la CGT adopte la « charte d’Amiens » qui supprime le lien organique entre partis politiques et syndicats. Cependant, les anarcho-syndicalistes et les socialistes de l’époque s’entendent sur les moyens à mettre en œuvre pour mettre un terme aux guerres en Europe. Les socialistes Jean Jaurès et Édouard Vaillant font adopter la même année par la SFIO la nécessité d’une action contre la guerre dans chaque pays, début de citation : « par tous les moyens depuis l’intervention parlementaire, l’agitation publique, les manifestations populaires jusqu’à la grève générale ouvrière et l’insurrection. » Cette position valut à la SFIO les vives attaques de la grande presse possédée par les grands propriétaires. Les socialistes partisans de Jules Guesde considéraient qu’il n’y avait pas lieu de combattre le militarisme et le capitalisme séparément. (13)...........

II-1-8- La dissuasion et la résistance civiles non-violentes

...... La sécurité d’un pays, d’une nation, face à des agresseurs potentiels s’obtient par la dissuasion. Cette stratégie doit faire en sorte que les pertes engendrées par une éventuelle agression soient supérieures aux profits économiques, politiques et idéologiques de soumission escomptés par les agresseurs. La dissuasion militaire, par exemple nucléaire, élève le facteur coût en opposant une puissance de frappe redoutable qui fait appel à de lourds moyens de recherche, lesquels précisons-le, sont à la charge des contribuables. Ce genre de dissuasion armée n’est pas prévu pour faire échec aux facteurs politiques et idéologiques de soumission, contrairement à une autre approche non militarisée, qui consiste en une dissuasion civile. Cette dernière repose sur une résistance civile non-violente de toute la population du pays à ses agresseurs. Elle devrait faire appel à un service civil adéquat, organisé par un ministère non-violent et sans arme de la Défense de la Liberté. Non seulement la violence ne peut pas maintenir une paix durable, mais de plus elle est ruineuse en armes et en armées, et souvent en dégâts civils collatéraux, humains, matériels et écologiques. L’Etat et la population doivent sortir du paradigme qui confond le pouvoir avec la force et la force avec la violence. Pour cela, nous devons retenir que le terme « non-violence » n’est pas synonyme de « pacifisme » et encore moins de faiblesse et d’absence de pouvoir........On comprend que les gouvernements des pays, qui s’inscrivent à l’intérieur du paradigme de la pensée unique, qui repose exclusivement sur la violence, ne soient pas disposés à former leur population civile à résister à l’oppression par des techniques non-violentes. Elles ont trop peur que ces instruments ne se retournent contre leur propre autoritarisme et que les peuples ne disposent un jour enfin d’eux-mêmes.

II-2- Portraits de vingt activistes non-violents
(Erasme, Marie-Olympe de Gouges, Henry-David Thoreau, John Ruskin, Léon Tolstoï, Romain Rolland, Louis Lecoin, Jean Giono, Vinoba Bhave, Lanza del Vasto, Martin Luther King, Rosa Parks, Jacques Pâris de Bollardière, L'abbé Pierre, Nelson Rolihlahla Mandela, Albert Jacquard, César Estrada Chavez, Pierre Rabhi, Coluche, José Bové (Joseph), Liste des Prix Nobel de la Paix qui ont mené des luttes non-violentes)

II-3- Petite biographie politique de Gandhi (23 pages)

II-4- La boîte à outils de l’activiste non-violent (grève, boycott, ...)

II-5- Les lettres à l’ashram (présente la philosophie de Gandhi réactualisée pour le 21ème siècle)

II-6- La non-violence personnelle ou la méditation positive

Chapitre III : Le combat

III-1- La charte du consommateur responsable

III-2- Appel à la révolution non-violente planétaire

Repères bibliographiques (fin)



Les internautes peuvent le commander sur
:
http://www.priceminister.com

http://www.chapitre.com

Jean-paul Alonso
10, rue aliénor d'aquitaine
17100 Saintes
tél : 06 27 07 28 39
Président fondateur de l'association pour la non-violence et la solidarité
auteur et conférencier sur la non-violence politique
http://www.non-violence-solidarite.blogspot.com



********** REVUE DE PRESSE **********


Jean-Paul Alonso dédicace son essai Guide de la révolution non-violente toute la journée samedi 18 juillet, de 10 h à 19 h au Forum, place Centrale. Partant du déséquilibre qui existe dans les rapports Nord-Sud, l'écrivain originaire de Saintes propose « des outils pour changer les choses ». Il consacre dans son ouvrage plusieurs chapitres à « l'histoire de la non-violence et celle de ses penseurs », d'Olympe de Gouges à Jean Giono, en passant par Léon Tolstoï. Sans oublier Gandhi, qui a popularisé le concept : « Il avait tout dit, mais il n'a pas été compris et il a été utilisé par son entourage. » Le livre de Jean-Paul Alonso est d'ailleurs dédié à l'homme politique indien. Pour lui, « la révolution du système ne doit pas passer par les armes et doit avant tout se faire par une prise de conscience ».


***l’Echo des Arènes (août 2009) ***

C’est à Saintes que Jean-Paul Alonso, auteur et conférencier sur la non-violence et Gandhi, président de l’Association saintaise pour la non-violence et la solidarité, est venu terminer d’écrire son dernier livre. Pourquoi Saintes ? « Je suis tombé amoureux de Saintes à l’été 2007, depuis j’y vis et j’écris en contemplant l’église Saint-Pierre et les tuiles rondes de la vieille ville ». Pourquoi le sujet de la non-violence ? « J’ai travaillé pour le domaine spatial et je suis l’inventeur d’une théorie des réseaux, mais je suis avant tout poète. Alors je suis passé de l’autre côté du miroir des mots, pour essayer d’engendrer la vraie beauté en commençant par participer à la construction d’un orphelinat en Inde et secourir des personnes sans abri en région parisienne. Puis, j’ai réfléchi aux moyens d’atteindre un monde globalement meilleur. J’ai trouvé la réponse chez Gandhi. » Dans ce livre l’auteur réactualise la pensée de Gandhi pour le 21ème siècle. Un travail de 3 années, qui a été plébiscité dans le numéro de juin 2009 d’Alternatives non-violentes, la revue de l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits (irnc).


***Alternatives non-violentes (juin 2009) ***

Voici cette recension présente sur le site de Non-violence XXI : « Ce petit livre, au titre alléchant, est étonnant. (…) Ce guide de la révolution non-violente se veut être un essai à la mémoire de Gandhi. Il présente l’avantage de faire le lien entre le besoin d’une décroissance économique, sereine et raisonnable, et le choix des méthodes d’action non-violente. De plus, une vingtaine de grandes figures de la non-violence sont présentées avec finesse et exactitude. Le lecteur trouve ainsi rassemblées (pp 57-81) la vie et l’œuvre d’Érasme, Thoreau, Ruskin, Tolstoï, Lecoin, Lanza del Vasto, de Bollardière et même Coluche ! Une biographie politique de Gandhi vient ensuite. La justesse et la concision des propos emportent l’adhésion de tout connaisseur. Puis la description des méthodes de l’action non-violente (pp.81-118) font de ce livre un écrit essentiel à qui veut découvrir sérieusement les bases et les grandes actions non-violentes. Cet ouvrage inattendu, d’un auteur inconnu d’ANV, montre à l’évidence que la non-violence est à l’ordre du jour. Les thésards, notamment amoureux de recherches sur la Toile, seront aux anges, comme tous ceux passionnés par elle, tant le lecteur trouve également dans ce livre l’indication de site à explorer pour approfondir les potentialités éthiques et politiques de la non-violence. Un ouvrage vraiment étonnant ! » François Vaillant, philosophe et rédacteur en chef d’ANV. Plus récemment, cet essai a reçu l’approbation de Jean-Marie Muller, philosophe de la non-violence, directeur de recherche à irnc, du politologue Raoul Marc Jennar et de l’historien saintais Henri Texier.


***Paris Normandie (12 mai 2010) ***

«Changer par la conscience»

DEDICACES. Jean-Paul Alonso, auteur du Guide de la révolution non-violente, était au Forum vendredi dernier.

L'auteur assure que pour changer la société actuelle, la prise de conscience a plus d'effet que la violence

L'auteur assure que pour changer la société actuelle, la prise de conscience a plus d'effet que la violence politique

Le guide de la révolution non-violence, à la mémoire de Ghandi, c'est l'essai de Jean-Paul Alonso. L'auteur était en dédicace, vendredi dernier à Forum. « Ce livre est parti de la révolte que je ressentais par rapport à ce qui se passait dans mon entreprise où l'on cassait l'emploi. »
L'auteur travaillait dans le domaine civil spatial quand il est licencié en 2005. Comme lui, des centaines de personnes sont touchées. « Personne n'en a parlé. Cette omerta m'a choqué. » Cet écrivain amateur a donc décidé de devenir professionnel et de transmettre un message de citoyen aux citoyens. « Mon message est non violent. Un autre monde est possible et souhaitable. On peut changer la société par la conscience, un meilleur comportement citoyen. La prise de conscience de la population a plus d'effet que la violence. » Il présente donc dans cet essai les outils et un plan pour une révolution non-violente planétaire.

Réactualiser la pensée de Ghandi
Son maître à penser est Ghandi : « Par la non-violence il a mis fin à la domination britannique. Je réactualise sa pensée pour le XXIème siècle. » Pour l'auteur, il y a deux manières de changer le monde actuel : par le peuple et par les institutions. C'est pourquoi son prochain livre traitera de la problématique suivante : comment faire des institutions non violentes. Jean-Paul Alonso, qui se dit révolté depuis qu'il est petit en devenant végétarien à 15 ans et objecteur de conscience à 18 ans, n'a pas pour prétention de changer le monde, il tient juste à aller au bout de ses idées.
Vendredi soir, après la séance de dédicaces, une conférence-débat était organisée sur le thème de la non-violence et la citoyenneté.

Avertissements : Les autres rubriques du blog ne sont pas des extraits de mon essai, et leur qualité n'est pas littéraire. Mon essai a été corrigé par une agrégée de grammaire.


23 octobre 2008

Le décodage de la crise financière de 2008

Depuis des semaines je retiens ma colère face aux événements et à l’inanité du peuple. Je qualifie de grand bluff, de gigantesque escroquerie du 21ème siècle cette présumée crise. Je vais raisonner de manière systémique, pour ne pas vous assommer à coup de milliards, de « subprimes » de « titrisation » et de « produits toxiques dérivés », qui ne sont que des écrans de fumée entretenus par les médias (q).
Le monde entier est victime d’une crise engendrée par le risque financier issu de la déréglementation, qui est la règle admise mondialement et entretenue par les pouvoirs politiques en place. Les socialistes des années Mitterrand ont même sophistiqué un peu plus ces outils spéculatifs.

Quelle surprise de voir le président Sarkozy, ancien avocat d’affaire, monter au créneau pour moraliser la finance internationale (fin des paradis fiscaux, parité des monnaies…) et on ne pourrait qu’applaudir les mesures annoncées si elles étaient réellement appliquées un jour. J’imagine un coupable prendre la place du juge et condamner ses complices et amis, pire encore ses propres convictions politiques. Un bien étrange et inquiétant spectacle, relayé par les grands médias possédés par les amis du président, les grands patrons, qui ont planifié son ascension. Mais pas seulement, car l’opposition politique est atone et ses chantres sont affligeants. Le peuple, instrumentalisé, intoxiqué, désorienté par la désinformation généralisée est transformé en moutons de Panurge. Le peuple, les parlementaires doivent exiger une commission d’enquête pour savoir qui a encaissé l’argent, exiger une réglementation internationale de la finance, qui met un terme à la spéculation et aux gains qui ne reposent pas sur le travail.

Le grand responsable c’est le système nous dit-on, pas les hommes politiques qui l’on mis en place (fin des accords de Bretton woods, le dollar flottant…) et qui l’ont entretenu pour faciliter l’enrichissement privé et outrancier de quelques-uns, et encore moins les financiers, qui ont spéculé et perdu (ou beaucoup gagné) et dont on nationalise les pertes. Certains petits malins ont continué à spéculer dans la débâcle, en espérant se nourrir sur la bête agonisante (nous autres les payeurs) et la banque à bon papa, le gentil petit écureuil vient de perdre 750 millions d’euros, dans l’indifférence populaire générale. C’est ahurissant.

Une chose est claire, quand les Etats-Unis  perdent  mille milliards de dollars à la bourse, cela signifie que cet argent est tombé dans une autre poche. Et que l’immense appauvrissement du monde va profiter à quelques-uns : financiers, terroristes, politiques abrités par les paradis fiscaux,  qui sait ? Le système n’est que l’arme du crime, pas les coupables de la soit disant banqueroute. Soudainement « l’économie virtuelle » et « l’économie réelle » apparaissent dans le langage des médias. Vous faites erreur me dit-on, cet argent n’existe pas, il est « virtuel ». La note à payer par les contribuables et la misère qui va suivre ne seront pas virtuelles, celles-là. Rien est virtuel, seuls les ordres de bourse sont dématérialisés. Il y a toujours un acheteur pour un vendeur, un gagnant et un perdant, un encaisseur pour un débiteur.

Voilà bien longtemps qu’il m’arrive de pleurer seul, en pensant au Sud et à son milliard de victimes du capitalisme international, et à ses quelques cent mille personnes qui meurent chaque jour du « sous-développement » (soif, faim, épidémies, guerres organisées…), résultat des excès du Nord où vit 20% de l’humanité, qui accapare plus de 80% des richesses mondiales. Quel rapport avec la crise financière ? Cette crise humanitaire est entretenue depuis la fin de la guerre et encore après la fin du colonialisme via les paradis fiscaux, relais du blanchiment de l’argent sale, des opérations occultes des marchands d’armes, du crime et des guerres organisées, des dictateurs africains amis des capitalistes et autres (voir l’association Survie). Annuler les paradis fiscaux c’est dévoiler les criminels et la fripouille politique. C’est mettre un terme au grand banditisme et au capitalisme qui ont du sang sur les mains. C’est condamner un système qui a fait l’opulence des pays du Nord en pillant les richesses du Sud et qui consomment jusqu’à six fois ce que la terre peut produire pendant que des enfants meurent de faim dans le Sud. Merci aux humanitaires (je donne aussi) qui se dévouent en mettant du sparadrap sur ce cancer.

Tous les Français, tous les Européens, tous les Occidentaux et même les pays émergents cautionnent ce système mis en place par les hommes politiques, et dont les mots clés sont : productivisme et consumérisme. Les Françaises et les Français, consomment environ quatre fois ce que la planète peut produire, au détriment du Sud. Que faire ? J’ai écrit la charte du consommateur responsable en 2003. Mais les mesures annoncées semblent bien trop contraignantes pour les consuméristes que nous sommes, éduqués (voir dressé) dès le berceau par les publicistes. Nous sommes des collaborateurs zélés de la machine infernale, qui n’ont plus aucun pouvoir sur nous-mêmes pour se limiter à leurs vrais besoins, et nous opposer à cette tragédie prédatrice comme nos devoirs citoyens nous le recommandent.
Les gesticulations de Monsieur Sarkozy masquent sa peur de la grave crise sociale qui est devant nous, et qu’il devra assumer durant son mandat. Il pouvait craindre une révolution populaire, mais rien. Le casse financier du siècle a réussi. C’est inacceptable, intolérable. Les 100000 sans-domicile de notre pays, le milliard de sous-alimentés du Sud vont probablement doublés avec notre complicité.

Le peuple va-t-il continuer encore longtemps à se laisser manipuler ? Va-t-il encore longtemps collaborer à ce système criminel odieux ? Si le peuple qui est le seul producteur des vraies richesses dit NON ! Tout est possible.
Peuples du Nord ! Peuples du Sud ! Je vous invite à prendre le pouvoir par la révolution non-violente.

Note q : ceux qui veulent des explications techniques se reporterons à l’article du professeur Michel Aglietta,  10 clés pour comprendre la crise, paru dans le nouvel Observateur du 25 septembre 2008.

31 août 2007

La méditation positive

Introduction

Il y a toujours un danger à se discréditer en parlant de la spiritualité et de la méditation, dans un monde farouchement matérialiste, dominé par la peur, l’usage de la force et parfois de la terreur. Un monde qui a rejeté en général les dogmes religieux avec la spiritualité et qui évolue en grande partie vers sa destruction à cause de sa carence spirituelle. La tâche que je me fixe ici n’est pas simple et risquée. Il s’agit de vous présenter une technique de méditation non dogmatique pour se libérer de l’emprise de la matière, vaincre les obstacles et atteindre des objectifs.

Au début j’avais baptisé cette méthode « prière laïque », j’ai remplacé cette expression parce qu’elle renvoie trop à la croyance en dieu. J’ai gardé cependant l’expression commune de prière pour m’exprimer, car cette technique s’apparente plus à la prière qu’au yoga. Pour prier selon cette nouvelle méthode, il n’y a pas besoin de croire en un dieu ou des dieux, l’efficacité de la prière est la même voire supérieure, car nous sollicitons les véritables ressources de notre cerveau sans nous méprendre sur leurs origines.

Je suis agnostique, c’est à dire que je me considère dans l’incapacité de savoir si dieu ou des dieux existent. Je pense néanmoins, que le concept de dieu ou des dieux au cours du processus d’humanisation a été nécessaire à l’humanité première pour tenter d’expliquer les phénomènes naturels, en inventant des responsables imaginaires de forme animale, humaine ou hybride. S’est ainsi que sont nés les panthéons des dieux, dans lesquelles des divinités tutélaires gouvernaient, les vents, la pluie, les sources, les montagnes, l’amour, la fécondité, la force physique, etc. La relation aux dieux consistait jadis à faire des offrandes à la divinité tutélaire pour acheter sa faveur, afin par exemple, de voir tomber la pluie, de devenir prolifique fort et prospère, etc. Ces offrandes étaient accompagnées de paroles ou de chants et de musique, afin d’exprimer ses souhaits à la divinité, de la flatter pour qu’elle interfère positivement dans nos affaires terrestres.

Nos connaissances scientifiques nous apprennent que l’univers est principalement peuplé de vide, et que la vie sur terre et sur d’autres planètes à découvrir est très rare ; si des dieux existent, ils ont été très avares pour reproduire la vie dans l’univers. Je pense donc que tout cela n’est qu’invention, superstition ancienne ou première et hypocrisie moderne. Mais sachons au moins reconnaître la très grande chance que nous avons d’être sur cette belle planète bleue.

Jusqu’à une époque récente avant 2003, je ne pratiquais pas la prière. Un jour j’ai lu Gandhi qui disait que la prière l’avait sauvée à des instants très durs de sa vie. Un homme aussi intelligent que Gandhi, qui tenait de tels propos m’a beaucoup intrigué. Je traversais moi-même une période difficile. Mais comment prier quand on ne croit pas en dieu me suis-je dis ? J’ai donc inventé et expérimenté ce mode de prière ou de méditation nouveau, qui c’est avéré efficace. Je connaissais la relaxation yogique ; j’ai ensuite couplé les techniques de respiration et de relaxation du atha yoga à la demande d’une amélioration de ma condition ou de celle de mes semblables. Demande adressée non pas à un dieu mais à moi-même. Curieusement les expériences ont été concluantes. Il y a eu des périodes difficiles dans lesquelles je ne voyais aucune issue à certains problèmes. Je me tournais en vain vers tout le monde pour chercher la solution, mais chacun semblait toujours me prendre sans rien me donner. Alors c’est à moi-même que je l’ai demandée par cette pratique journalière, la solution est arrivée et le résultat a suivi.

Mais alors pourquoi ? La complexification croissante du monde moderne, fait que nous vivons au quotidien dans une grande agitation mentale ou nerveuse. Cet état d’agitation altère notre entendement ou notre perception et compréhension en général de la vie. La méditation positive calme cette agitation intérieure et remet de l’ordre dans nos facultés raisonnantes. Celui qui croit en un dieu peut également pratiquer cette technique de prière s’il ne se reconnaît dans aucune religion. Il s’adressera alors à son dieu et non à lui-même. Je mets en garde les personnes qui exercent une religion et qui restent habitées par le doute quant au bien fondé des objectifs qu’elle poursuit. Certaines religions peuvent exercer une emprise destructrice, alors mieux vaut changer. Cette technique peut vous aidez à vous libérer d’une emprise extérieure, ne vous découragez pas.


Présentation de la technique

Le lieu de prière doit être sain, aéré, silencieux, propre et simplement agencé. Vous devez être de préférence seul, dans votre chambre ou un jardin, et porter des habits amples.

Allongez-vous sur le sol, et faites l’assana de la posture du corps mort, dite shaväsan, que je vous présente selon le Cours pratique de Yoga de Charles Antoni, un livre paru au Nouvel office d’édition, Paris en 1973 : p11 « Mourir signifie, ici, mourir à toutes ses tensions et agitations physiques et mentales, ce qui nous permet de renaître, en quelque sorte, à notre état vrai et à toutes nos disponibilités naturelles.

Technique : S’étendre sur le dos, sur une surface plane, les yeux fermés, les bras posées sur le sol le long du corps, mais suffisamment écartés de celui-ci, les paumes des mains tournées vers le ciel. Les jambes sont allongées et les pieds sont séparés de 15 à 20 centimètres. La tête doit rester droite. Rien ne doit entraver la circulation du sang (...) défaites votre ceinture, enlevez vos chaussures, votre montre ainsi que vos lunettes. Une fois bien installé dans la posture, devenez conscient de la masse et de la totalité de votre corps sur le sol et essayez de vous abandonner. Ensuite, commencez à régulariser le souffle très léger (...) essayez de détendre complètement tous les muscles de votre corps. Pour cela vous allez suivre la progression que nous allons vous indiquer : Membres inférieurs : sentez la présence de vos pieds de vos orteils, vos talons, et essayez de les relâcher jusqu’à ce que vous ne sentiez plus aucune tension dans les pieds. Ensuite sentez la présence de vos mollets et faites les très mous, puis détendez vos genoux, vos cuisses. Prenez conscience de vos fesses : elles sont très molles ; sentez-les s’enfoncer dans le sol. Tronc : Relâchez bien le ventre, sentez bien votre dos s’enfoncer dans le sol ; relaxer bien votre poitrine, sentez là s’aplanir. Membres supérieurs : Sentez la présence de vos bras, sentez les inertes, abandonnés. Relaxez bien les mains, les avant-bras, les coudes, les bras, les épaules. Tête : Essayer de détendre le cou, ainsi que l’intérieur de la gorge. Pour ce faire, il suffit de relever la pointe de la langue vers le palais et de la retourner légèrement en arrière. Aussitôt que cette partie vous semble bien relâchée, laissez la langue revenir doucement dans sa position naturelle. Ensuite, laissez tomber le menton. Décontractez les commissures des lèvres, desserrez les dents, détendez vos joues. Sentez la présence de vos yeux, des globes oculaires, sentez vos paupières posées sur vos yeux, et relâchez bien. Défroncez les sourcils, déplissez le front, sentez votre front très lisse. Décontractez le cuir chevelu, puis la nuque. Prenez conscience de votre crâne, sentez-le complètement relaxé et sentez l’état d’immobilité et de sérénité de tout votre visage et laissez-vous aller profondément. Constatez combien votre souffle est devenu tranquille, régulier et presque inexistant. Prenez conscience de toute la masse de votre corps, sentez sa profonde décontraction, sentez qu’il est devenu lourd, qu’il est bien. Laissez vous bien aller. La complète relaxation atteinte, vous ne pensez plus à rien. Vous n’avez plus conscience d’être vous-même, et cependant vous ne dormez pas. Si vous vous endormez d’ailleurs, cela n’est pas grave : c’est que tout simplement vous en aviez besoin. »

Ensuite entamé la respiration yogique qui se divise « en trois phases :

1) abdominale 2) costale 3) claviculaire. Essayez de vous relâcher au maximum puis chassez complètement l’air de vos poumons.

Premier stade : Inspirez profondément par le nez en essayant mentalement de sentir l’air pénétrer dans la partie abdominale de votre corps ce qui aura pour effet de bomber légèrement le ventre, mais surtout il est conseillé de ne pas le dilater. Deuxième stade : Sentez la progression de l’air, il pénètre maintenant dans la partie médiane du thorax, ce qui aura pour effet d’écarter les côtes inférieures. Troisième stade : L’air pénètre ensuite dans la partie supérieure des poumons, ce qui aura pour effet de soulever les clavicules. Dans ce troisième stade, l’abdomen est légèrement rentré et tenu ferme, servant de support aux poumons. Ensuite, le processus se poursuit en expiration toujours par le nez, dans le même ordre que l’inspiration. Contractez doucement l’abdomen, puis pressez les basses côtes et abaissez les clavicules. Faire ainsi graduellement, sans effort et lentement. » (fin de citation)

Une fois que vous êtes parfaitement relaxé, vous vous concentrez entre les deux yeux, vous verrez alors un point lumineux, qui peut être accompagné d’un mal de tête passager. Ensuite, vous alternez respiration, concentration et demandes. Les demandes doivent être exprimées le plus simplement possible, mais avec précision dans l’énoncé « libérez moi de ma libido » - « fortifiez ma volonté » - « faite que madame X retrouve la santé » - « Donnez-moi la solution à ce problème...... » - etc. Vous pouvez également exprimer des regrets sur des actes que vous avez manqués et des erreurs que vous avez commises « pardonnez-moi d’avoir dit du mal de monsieur X » - « aidez-moi à chasser cette mauvaise pensée » Ne faite qu’une seule demande à la fois, et répétez-la 2 à 3 fois par jour cette expérience jusqu’à la réalisation sans vous décourager. Vous verrez que votre subconscient travaille, qu’il apporte les solutions aux problèmes les plus compliqués, que vous devenez subitement comme un chef d’orchestre. Le bien que vous demandiez arrive, comme par miracle. Ce mot miracle a été forgé sur des événements réels qui se sont produits, sans explication rationnelle en dehors de la foi ou ici la volonté. La prière la plus profonde doit nous conduire aux larmes, la supraconscience que nous traversons passagèrement nous révèle notre faiblesse et notre médiocrité, en nous aiguillonnant pour nous améliorer. L’humain a toujours rejeté dans l’occulte, le mysticisme, les phénomènes qu’il ne s’explique pas. Même la gravitation de Newton a été diabolisée par l’église à ses débuts, parce que le graviton n’a jamais été découvert (des programmes de recherche sont en cours d'élaboration). Nous avons cependant exploité les équations de Newton avec succès pour conquérir l’espace.


Technique simplifiée

En pratique vous aurez rarement des conditions idéales pour prier et vous relaxer selon la technique indiquée. Ne vous découragez pas pour autant. Même au bureau vous pouvez rester assis sur une chaise ou un fauteuil, desserrer votre ceinture, retirer vos lunettes et votre montre, couper votre téléphone. Vous mettez les paumes des mains sur les genoux tournées vers le ciel. Vous contrôlez votre respiration le mieux possible en la ralentissant. Vous retournez votre langue dans le palais et vous la relâchez et vous vous concentrez entre les deux yeux ou vous verrez toujours un point blanc. Parfois un léger mal de tête apparaîtra et disparaîtra assez rapidement. Une fois détendu vous faites vos demandes. L’exercice peut être de courte durée, l’important c’est de le faire, même de manière imparfaite, pour vous retrouver. Il faut prendre du temps pour s’occuper de soi et de sa conscience. Répéter l’exercice, et vous verrez qu’il deviendra de plus en plus facile de le faire. C’est peut-être pour cette raison que les religions ont des heures de prières journalières fixes.


Exemple de résultat et explication provisoire

Voici le dernier exemple de résultat que j’ai obtenu par la méditation positive : au début du mois de mai 2007, en balayant j’ai ressenti une douleur violente et persistante, qui partait du bas de mon dos et irradiait dans ma jambe et mon bras droit. J’ai eu peur d’avoir une lombalgie, comme dans un passé lointain, et de rester cloué au lit. Trois jours de méditation positive ont suffi pour faire disparaître cette douleur et j’en suis resté étonné. Mais plus étonnant encore, cette technique ne permet pas seulement d’agir pour soi, mais aussi pour les autres. Je pense que l’humain a des facultés supraconscientes, médiumniques, télépathiques, etc, (un mot nouveau est à inventer pour contourner les obstacles sémantiques qui renvoient au charlatanisme) et peut intervenir sur les choses à un niveau plus subtil que notre conscience l’envisage. Ces pouvoirs plus particulièrement présents chez les ascètes ou les saints ont été présentés dans certaines traditions religieuses et parfois caricaturés, citons l’exemple du Christ marchant sur les eaux.

La multiplicité des pratiques religieuses est due aux différentes cultures. Elle ne témoigne pas que chacun de son côté a découvert un ou des dieux dans l’univers. Pourquoi ? L’humanité comme toutes les espèces vivantes à un comportement ou un raisonnement, qui est construit avec un nombre limité d’archétypes ; sortes de briques élémentaires de la pensée qui engendrent les mêmes concepts chez tous les peuples de la terre (le temps cyclique ou linéaire, le patriarcat ou le matriarcat, le raisonnement analogique, etc.) Mais pour être plus précis, voici un exemple concret : J’ai été stupéfait de la similitude symbolique et graphique du Zeus grec (500 avant J-C) et du dieu Tlaloc précolombien (900 à 1300 après J-C), tous les deux à la tête du panthéon personnifiaient les éclairs, la foudre, le tonnerre, la pluie, la fertilité, etc, alors que ces deux civilisations sont en décalage d’environ 1500 ans et issues de deux continents différents. Mais moins surpris quand j’ai réalisé de l’importance de la pluie dans les civilisations agricoles et constaté que la Grèce antique et les peuples précolombiens étaient essentiellement guerriers. Une différence toutefois apparaît dans la représentation du dieu lançant les éclairs ; la Grèce faisait le culte de la beauté et les précolombiens le culte de la laideur.

Mais comment les croyances religieuses ou profanes sont-elles nées ? Prenons l’exemple de l’astrologie : la fin de l’ère glacière est marquée par le réchauffement de la terre, l’apparition (ou réapparition) de l’agriculture et la sédentarisation de certaines peuplades, qui ont commencé à observer la marche du soleil et de la lune et à dresser les premiers calendriers pour mesurer le temps et définir l’époque des semis, des récoltes, etc. Quand les hommes de l’époque découvraient un astre, ils lui donnaient des attributs en fonction de son apparence sensible. C’est ainsi que Vénus qui est la planète et l’astre le plus brillant du ciel est devenu la divinité tutélaire des arts, de la beauté et de l’amour. Mars qui présente des aspects rougeâtres est devenue la planète de l’énergie (feu) et de la guerre. Saturne qui est la planète la plus lente connue des anciens, de faible éclat est devenue la planète du temps, des vieillards, de l’austérité, de la mort. Pour simplifier disons que tout ce qui est beau était doté de vertus, et tout ce qui est laid de défauts. Une pierre qui ressemblait à un poisson appartenait au totem poisson, la porter en amulette, était censé apporter la protection du totem. C’est à l’intérieur de ce paradigme premier de pensée que sont nées les différentes religions polythéistes, le mysticisme, la magie, etc. Et il apparaît que des millions d’années de croyance première ont la vie dure. Nous raisonons le plus souvent à l’intérieur de ce premier paradigme analogique, qui est celui des apparences. Exemple, la publicité présente toujours les produits sous de belles apparences pour éveiller en nous le réflexe inconscient de la vertu. Et l’on n’hésite pas à montrer une jolie jeune femme de préférence sexy ou à demi dévêtue, pour présenter l’efficacité d’une brosse à dent, d’une lessive ou d’un opérateur internet. Et ça marche toujours.