L'ascension de Trump : En
premier, il faut rappeler que l'ascension financière et politique de
Trump résulte de l'appui des services secrets russes . Une
information majeure effacée du registre des médias français malgré
des preuves accablantes (voir mes précédentes publications).
Tentative de
coup d’État en 2021 : Les événements du 6 janvier 2021, à
la fin de son premier mandat, sont largement qualifiés de tentative
de coup d'État)
par des historiens et des politologues. Trump avait alors tenté
d’annuler les résultats de l’élection de 2020, en mobilisant
ses partisans pour attaquer le Capitole et empêcher la certification
de la victoire de Joe Biden. Depuis sa réélection, il a gracié
tous les émeutiers condamnés (wikipedia.org). Certains juristes
estiment qu’un président américain pourrait techniquement se
gracier lui-même, mais Trump a déclaré en janvier 2025, qu’il
n’avait pas besoin de se gracier, affirmant n’avoir « rien fait
de mal ». (indiatoday.in)
Trump prépare-t-il un second coup
d'État aux
USA ?
Les actions de
Trump depuis 2025 sont interprétées par de nombreux observateurs
comme une tentative de coup d’État utilisant à la fois des moyens
légaux (réformes institutionnelles) et illégaux :
(répression, manipulation électorale, manipulations des réseaux
sociaux avec l'appui des Russes). La question n’est plus de savoir
s’il en a l’intention, mais plutôt s’il y parviendra.
En théorie,
les institutions US ne permettent pas le coup d'État : La
Constitution américaine repose sur la séparation des pouvoirs
(exécutif, législatif, judiciaire). Un président ne peut pas
gouverner seul : il doit composer avec le Congrès, la Cour suprême
et les États fédérés. Un coup d’État aux USA est fortement
improbable, car l’armée est placée sous contrôle civil et les
contre-pouvoirs sont solides. Mais Trump a suffisamment d'alliés
républicains pour poursuivre sa politique.
Affaiblissement
des institutions depuis 2025 : Depuis son retour au pouvoir,
Trump applique un plan détaillé, celui de la « Project 2025 » de
la Heritage Foundation, pour affaiblir les contre-pouvoirs :
Congrès, contrôle de la justice, restriction de la liberté de la
presse et purge des fonctionnaires jugés « peu loyaux ».
Ces mesures sont interprétées comme une tentative de coup d’État
institutionnel, visant à accumuler tous les pouvoirs entre ses mains
(telos-eu.com). Trump, dont la popularité est en baisse, est accusé
de préparer le terrain en modifiant les règles électorales et en
intimidant ses adversaires (bapublica.org).
Pas de troisième mandat possible :
Donald Trump ne pourra pas se
représenter en 2028 après son second mandat (2025-2029), car la
Constitution américaine limite un président à deux mandats
maximum. Il devra donc avoir un remplaçant pour l’élection
présidentielle de 2029. La relève ne manque pas, plusieurs noms
circulent parmi les Républicains proches de Trump : Ron DeSantis
(gouverneur de Floride) ; Nikki Haley (ancienne ambassadrice à
l’ONU) ; Mike Pence (ancien vice-président) ; JD Vance
(sénateur de l’Ohio, actuel vice-président sous Trump) ; Tim
Scott (sénateur de Caroline du Sud) ; Glenn Youngkin
(gouverneur de Virginie).
Rapprochement avec le dictateur
Poutine : Plus qu'un
rapprochement dont parlent les médias, je rappelle qu'il s’agit
d’une alliance stratégique entre deux dirigeants autoritaires.
L'OTAN a été construite pour protéger l'Europe de l'URSS après la
guerre. Elle a survécu à la fin de l'URSS parce que les USA ne
voulaient pas de rapprochement entre l'Europe et la Russie. Ils ont
donc étendu les pays de l'OTAN jusqu'aux pays frontaliers de la
Russie. Ils font mieux aujourd'hui en s'alliant avec la Russie contre
l'Europe, ils ne veulent donc plus de l'OTAN. Le partenariat
USA-Russie menace la stabilité des démocraties mondiales et
notamment celles de l'Europe pour l’avenir. Toutes les institutions
mondiales, déjà attaquées par les BRINCS+, sont remises en cause
par les USA qui se sont retirés de plusieurs agences onusiennes et
ont suspendu des financements aux programmes humanitaires et au
développement durable. Trump appelle l'UE à s’aligner sur les
priorités américaines, sous peine de menaces et d’effacement
civilisationnel.
Militarisation
du pouvoir US : Des rapports récents (juin et décembre 2025)
signalent un déploiement accru de troupes fédérales dans des
villes américaines, ainsi que des menaces d’utilisation de la
force contre l’opposition politique. Certains analystes y voient
une escalade vers un régime dictatorial, avec une militarisation du
pouvoir et une volonté de réprimer toute contestation (wsws.org).
Les USA et la Russie, qui sont au Conseil de Sécurité onusien, ont
provoqué la faillite de cette institution qui avait remplacé la
défunte SDN, nous connaissons la suite.
La militarisation de l'Europe ?
L'UE se disloque et les pays européens s'arment sans avoir
constitué une armée commune avec un commandement intégré. Et si
l'UE avait constitué cette armée, plutôt que de s'en remettre à
une ONU sous commandement US anti-Russie (à l'époque), je crois que
Poutine n'aurait pas attaqué l'Ukraine. Les Européens n'ont pas pu
faire fonctionner la diplomatie pour mettre un terme à la guerre
entre la Russie et l'Ukraine parce qu'ils ne sont pas unis. Ils ont
choisi d'adopter une économie de guerre, oubliant les enjeux
écologiques et l'histoire. Car dès 1924, le plan américain Dawes
ouvre la voie à des investissements américains massifs dans
l’industrie allemande pour que l'Europe de l'Ouest résiste à une
éventuelle invasion soviétique. On connaît la suite très
inattendue : l'invasion de l'Europe de l'Ouest par l'Allemagne
surarmée. On sait qui fabrique les armes et en tire profit, pas ceux
qui se retrouveront demain sous les tirs. La paix aura bien du mal à
revenir en Europe, qui bascule chaque année un peu plus dans
l'extrême droite.
Un autre Monde est possible,
faisons-le !
Jean-Paul Alonso, Saintes, le
17/12/2025