FEUILLE du PIC (Programme International du Coeur ou du Citoyen)

TRAITE de POLIQUE ALONSO - Coronavirus COVID-19, Drawdown, Démocratie, Écologie, Environnement et Climat, Crise financière, Décroissance, Inégalités Nord-Sud, Consumérisme, Productivisme, Pacifisme, Djihad, Spiritualité, Non-violence, Charte du consommateur responsable, Végétarisme, Commerce équitable, Ville en transition, Gandhi, Non-violence, Résistance civile.

08 février 2021

QU'EST-CE QUE LA RESITANCE CIVILE SANS ARMES ?

 QU'EST-CE QUE LA RESITANCE CIVILE SANS ARMES ?

Pour sortir l'homme des civilisations esclavagistes et policées qui ont épuisé les peuples au point de les rendre aveugles, il doit changer de paradigme. J’affirme que l’homme est voué à devenir la finalité la plus parfaite et accomplie de l’évolution de l'univers, capable de sagesse pour embrasser toutes les dimensions du cosmos.
Je reprends 2 passages de mon Guide de la révolution non-violente à la mémoire de Gandhi, éd. 2008.
La désobéissance aux lois qui bafouent les Droits de l’Homme s’appelle la désobéissance civile. Elle est en accord avec les articles 33, 34, et 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Article 33 : La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’Homme - Article 34 : Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé - Article 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (page 20)
II-1-8- La dissuasion et la résistance civiles non-violentes
« En 1931, Gandhi* commence à réfléchir à ce que devrait être la défense d’une Inde indépendante ; fidèle à ses convictions, il n’envisage pas de forces armées, mais l’organisation d’une résistance non-violente massive à tout envahisseur sur le modèle de celle qu’il mène alors contre l’occupation britannique ; idée qu’il ne parviendra jamais à faire accepter par le parti du Congrès. »
À partir de la fin des années cinquante, quelques chercheurs scandinaves et anglo-saxons cherchent à élaborer « un système de défense fondé sur l’organisation planifiée de la résistance non-violente de toute la population. » (11p101). L’hypothèse est qu’un envahisseur armé ne peut pas s’imposer durablement sans la collaboration, active ou résignée, d’une partie de la population. Des exemples de résistance civile non-violente existent comme par exemple la grève qui met en échec le putsch monarchique de Kapp à Berlin en 1920 ; la grève générale de la Ruhr en 1923, contre l’occupation franco-belge ; les six jours de la résistance tchèque en août 1968, contre les Soviétiques.
En 1984, la France a demandé une étude qui a été publiée en 1985 sous le titre La Dissuasion civile (Perspectives pour la prise en compte des principes et des méthodes de la résistance civile non-violente dans la stratégie globale de défense de la France) de Christian Mellon, Jean-Marie Muller, Jacques Semelin, éd. FEDN (Fondation pour les Études de la Défense Nationale), 1985. Elle visait à contrer une invasion soviétique après une défaite armée dans le contexte de la guerre froide, et s’inscrivait dans une stratégie globale où la violence n’était pas exclue.
La sécurité d’un pays, d’une nation, face à des agresseurs potentiels, s’obtient par la dissuasion. Cette stratégie doit faire en sorte que les pertes engendrées par une éventuelle agression soient supérieures aux profits économiques, politiques et idéologiques de soumission escomptés par les agresseurs. La dissuasion militaire, par exemple nucléaire, élève le facteur coût en opposant une puissance de frappe redoutable qui fait appel à de lourds moyens de recherche, lesquels précisons-le, sont à la charge des contribuables.
Ce genre de dissuasion armée n’est pas prévu pour faire échec aux facteurs politiques et idéologiques de soumission, contrairement à une autre approche non militarisée, qui consiste en une dissuasion civile. Cette dernière repose sur une résistance civile non-violente de toute la population du pays à ses agresseurs. Elle devrait faire appel à un service civil adéquat, organisé par un ministère de la Défense de la Liberté, non-violent et sans arme.
Non seulement la violence ne peut pas maintenir une paix durable, mais de plus elle est ruineuse en armes et en armées, et souvent en dégâts civils collatéraux, humains, matériels et écologiques. L’État et la population doivent sortir du paradigme qui confond le pouvoir avec la force et la force avec la violence. Pour cela, nous devons retenir que le terme « non-violence » n’est pas synonyme de « pacifisme » et encore moins de faiblesse et d’absence de pouvoir. (page 29)
pour finir, 2 citations de Pour la révolution intérieure à la mémoire de Srî Aurobindo, éd. 2020 :
La méditation positive nous révèle à la pleine conscience, à la conscience pure et totale de nous-mêmes et du monde, à la réalisation la plus parfaite et nous rend presque omniscients et omnipotents. Une fois relié à tous les éléments de la nature et du cosmos, la dualité du bien et du mal s’efface (doctrine advaïta), la connaissance totale et l’amour universel de toutes choses illumine notre cœur et nous porte à respecter tous les êtres vivants et la nature. (page 29)
« Les temps sont donc venus où le monde doit s’orienter vers une affirmation nouvelle et plus globale, dans le domaine de la pensée et dans celui de l’expérience intérieure et extérieure, et, par conséquent, vers de nouvelles et plus riches réalisations de soi dans une existence humaine intégrale, pour l’individu et pour l’humanité. » (Aurobindo, page 53)
Posté le 19/01/2021 par Jean-Paul Alonso sur Facebook
Ces livres son présents sur les éditions-arte-politeia.com
Catalogue | arte-politeia

0 Comments:

Enregistrer un commentaire

<< Home