QU'EST-CE QUE LA MORALE FONDAMENTALE ?
QU'EST-CE QUE LA MORALE FONDAMENTALE ?
Parmi les innovations de taille que j'ai déposées sur cette page en ce mois de janvier 2021, et qui apparaissent dans les propositions constitutionnelles n°4, il y en a une sur laquelle je me permets d'insister.
Il s'agit de l'invention du concept de MORALE FONDAMENTALE qui n'existe pas en droit français ou international.
Depuis la Révolution française de 1789, la majorité des constitutions écrites dans notre pays (il y en a eu 20 dont 15 ont été appliquées), exceptées celles des 2 empires napoléoniens et des 2 royautés du XIXe siècle, ont séparé la religion et l'État. Il en a résulté que le droit, lui-même, a été séparé du concept de la morale avec toutes les dérives politico-économiques que l'on constate aujourd'hui. Revenons sur l'histoire :
Dès l'élection du pape Pie VII, à Venise, en mars 1800, le Premier Consul Napoléon Bonaparte se rapproche de l'Église pour consolider son régime. À la différence des autres révolutionnaires, il veut mettre la très puissante Église catholique à son service. Nous n'étions pas dans une logique de piété, Napoléon avait quitté Rousseau pour Machiavel. Pari réussi, le Sénat adopta le 18 mai 1804 la nouvelle constitution confiant le « gouvernement de la république » à Napoléon Bonaparte, empereur héréditaire.
Comme nous ne sommes plus à une compromission historique près, la nouvelle dynastie reçut la protection divine – ose-t-on écrire - lors du sacre et du couronnement à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, en présence du pape Pie VII en échange de la soumission des évêques de France à la papauté.
La loi de 1905 a mis fin au Concordat instauré en 1802, qui régissait les relations entre l’État et les cultes : "La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". Jusqu'alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres du Culte et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.
L’État se veut désormais neutre. Il n’y a plus de religion légalement consacrée. Tous les cultes sont théoriquement reconnus et traités de manière égale.
Dans Politeia j'écrivais au chapitre 1-7- Morale et Droit :
" Parler de morale dans un État laïc peut sembler un non-sens, dans la mesure où la morale est depuis toujours une valeur religieuse, et que les philosophes classiques ne la séparaient pas de la politique. Au Moyen Âge, les religions (païennes ou chrétiennes) et la politique n’étaient pas encore séparées, ce qui maintenait une certaine morale dans les affaires de la cité. Mais l’instrumentalisation financière de la religion chrétienne provoque le schisme de la Réforme.
Beaucoup d’États modernes ont séparé la religion et l’État et le droit de la morale. Je ne vois pas pour autant de confusion à parler de morale en politique et en droit, parce que le droit est censé encadrer la bonne conduite des individus au sein de la cité. La morale a dépassé depuis longtemps l’aspect religieux pour s’appliquer au plan laïc plus vaste que le plan religieux. Approuver la séparation du droit et de la morale laïque, risque de livrer la cité à un État voyou, comme on le voit dans de nombreux États modernes. De plus, nul individu ne peut passer pour moral s’il agit contre la loi, ou s’il accepte d’appliquer une loi scélérate. Dans ce cas, il doit défendre l’intérêt commun ou la morale collective avec le droit de résistance à l’oppression.
Une autre manière de s’affranchir de la morale est de séparer les moyens utilisés et le but qu’ils se donnent. Il suffit de considérer que le but poursuivi est moral, et que l’on peut, pour l’atteindre, utiliser des moyens immoraux. C’est la conception de la guerre juste (voir 1-12), qui prétend que le mal est nécessaire pour conserver le bien. Je ne partage pas cette idée. [...] "
La séparation du droit positif et de la morale a donné des civilisations aveugles comme la nôtre, où chacun essaie de tirer profit de l'autre en l'exploitant sans se poser de question.
Cette vision a été étendue à notre relation à la nature, jadis divinisée par les peuples naturels qui vivaient en osmose avec elle. Il en résulte des peuples martyrisés et asphyxiés avec leurs propres déchets atmosphériques.
La pensée étant en permanente évolution, durant les 11 années de travaux (2009-2020) consacrées au tome 1 de Politeia, je n'ai pas eu l'idée d'inventer le concept de morale fondamentale apparu dans la publication constitutionnelle n°4 de cette page Facebook.
Morale fondamentale : 1- Tout peuple possède ses propres valeurs et droits fondamentaux inhérents à son histoire et à sa culture qui représentent la base de son éthique communautaire. 2- La morale fondamentale laïque ou religieuse des peuples est relative et plurielle puisqu’elle est issue des droits fondamentaux reconnus par un seul peuple libre. 3- Toute loi et toute action politique se conformer naturellement à la morale fondamentale qui anime tout entier l’esprit de la Justice d’un peuple. 4- La morale fondamentale est, par conséquent, un nouveau concept juridique qui restitue juridiquement aux peuples de la Terre le droit à disposer d’eux-mêmes. La Fédération s’activera à faire admettre ce concept par les Nations unies pour l’inscrire dans le droit international. 5- La morale fondamentale est, naturellement et depuis toujours, la cheville ouvrière de toute loi fondamentale des peuples libres constitués ou non en État. 6- La Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, qui s’inscrit dans une vision colonialiste des peuples blancs, est rejetée. L’universalisme autoritaire est remplacé par le relativisme culturel incarné par la morale fondamentale. 7- La Fédération française adopte une morale fondamentale directement inspirée de l’esprit des droits fondamentaux reconnus par le peuple français dans la présente constitution. 8- La Fédération reconnaît les droits fondamentaux et la morale fondamentale de chaque peuple, pourvu qu’ils respectent la paix internationale. 9- Tout action ou ordre politique, économique, législatif, judiciaire, qui ne respectent pas la morale fondamentale inscrite dans les droits fondamentaux doivent être dénoncés par le peuple et condamnés par les tribunaux ; nul n’est tenu de s’y conformer.


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