Solutions pour le climat !
LES SCÉNARIOS CATASTROPHISTES (SI ON AGIT PAS)
Plusieurs scénarios prévoient les répercussions qu’auront l’augmentation de la température et la baisse des ressources et de la biodiversité. Le premier en date est celui du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ou Rapport Meadows1paru en 1972, dont les pronostics ont été confirmés en 2004 sur une période de 28 ans, comme le montre le graphique ci-dessous.
Je ne connais pas les nouvelles prévisions du MIT, mais je pense que la date de l’effondrement de la population qui était prévue en 2030 doit être avancée en 2020, si l’on tient compte des pronostics sanitaires du professeur Belpomme, dont la pandémie planétaire du covid-19 est l’un des éléments.
Je pense que nous n’atteindrons pas les quelque 9 milliards d’habitants prévus pour 2030 par le MIT et encore moins les 11,2 milliards prévus par l’ONU2en 2100. Je précise au passage que ces 11,2 milliards sont considérés à tort par certains analystes comme étant la capacité de charge de la planète3.
J’ai avancé l’échelle de temps du graphique du MIT de dix années. Cette vision est conforme à celle de l’ONU publiée en 2019, qui prévoyait (selon l’estimation la plus basse) le début de l’effondrement de la population âgée de 0 à 14 ans vers 20204.
Selon les prévisions les plus pessimistes de l’ONU, la population mondiale (tous âges confondus) déclinera vers 2055, soit 25 ans après la date avancée par le MIT.
Dans Mal de terre(2003), l’astrophysicien Hubert Reeves donne trois scénarios catastrophistes. Le premier est celui que nous vivons. La température augmentera de 3 à 5 °C. Des îles disparaîtront et des villes côtières basses seront inondées. La faune et la flore des zones chaudes migreront vers le nord, mais la majeure partie d’entre elles sera dans l’incapacité de s’adapter faute de temps et disparaîtra. La population humaine diminuera parce qu’elle aura du mal à s’approvisionner en eau potable et en nourriture, etc.
Deuxièmement, la température atteindra 60 à 70 °C et la vie reculera d’un milliard d’années, et seules certaines algues et bactéries survivront. Comme il restera cinq milliards d’années de vie au soleil, on peut envisager un retour de l’homme, mais rien n’est moins sûr.
Troisièmement, la température s’élèvera de plusieurs centaines de degrés, et toute vie sera anéantie. La vie reculerait de quatre milliards d’années et le temps astronomique laissera encore moins de chance à la réapparition de l’homme sur Terre.
Dans Ces maladies créées par l’homme(2004), le scénario du cancérologue Dominique Belpomme prend en compte l’incidence du réchauffement climatique sur la santé humaine. L’horloge biologique de l’évolution de la vie sur terre est très lente, elle se compte sur une échelle de temps qui se chiffre en millions d’années. De ce fait, avant que la température n’augmente de plusieurs degrés d’ici 2100, l’Humanité aura probablement disparu suite à de nouveaux problèmes de santé. ...
Extrait de Solutions pour le climat !, éd. 2020, Jean-Paul ALONSO, aux éditions-arte-polireia.com
Notes :
1- D & D Meadows, J Randers, The Limits to Growth, 1972 ; Halte à la croissance, pour la version française. The Limits to Growth, the 30-Year Update, 2004 ; Les limites de la croissance, Rue de l’échiquier, 2012, pour la version française.
2- un.org/fr/sections/issues-depth/population/index.html, vu le 28/09/2020.
3- file:///C:/Users/admin/Desktop/Brouillons/article%20sur%20la%20démographie%20mondiale.pdf, vu le 28/09/2020.
4- Les chiffres montrent la médiane probabiliste et les intervalles de prévision de 80 et 95 % des projections démographiques probabilistes, ainsi que la variante (déterministe) haute et basse (+/- 0,5 enfant).
Source : population.un.org/wpp/Graphs/Probabilistic/POP/0-14/900


0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home