OÙ EN EST LA DÉCLARATION D’ISTANBUL ?
OÙ EN EST LA DÉCLARATION D’ISTANBUL ?
Le 30 juin 2007, à Istanbul, se sont réunis plus de 1200 experts venant du monde entier pour participer à un forum mondial sur le thème « Comment mesurer et favoriser le progrès des sociétés ». Le forum d’Istanbul a donné lieu à un débat approfondi sur les indicateurs du progrès humain et des préoccupations majeures comme le changement climatique, la santé et la mondialisation.
Ce Forum réunissait les représentants de la Commission européenne (CE), l’Organisation pour Coopération et le développement économiques (OCDE), Organisation de la Conférence islamique, L’Organisation des Nations Unies (ONU), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque mondiale (BM). Le forum lançait une initiative pour mesurer le progrès sociétal humain au moyen d’indicateurs statistiques communs qui dépassent la notion du produit intérieur brut (PIB) par habitant pour satisfaire les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations unies.
Ces nouveaux indicateurs statistiques devaient inclure des éléments sociaux et environnementaux pour aider les citoyens et les politiques publiques à orienter leurs décisions en fonction de l’évolution des données. Il encourageait les gouvernements à investir des ressources pour développer des données et des indicateurs fiables conformément aux « Principes fondamentaux de la statistique officielle » adoptés par les Nations Unies en 1994.
Comme je ne cesse de le répéter dans mes conférences et encore en 2021, la situation sociétale, sanitaire, environnementale et climatique, n’a pas cessé de se dégrader ces dernières décennies au point de devenir très préoccupante.
L’erreur majeure des nombreux économistes qui ont travaillé sur ces indicateurs est d’avoir retenu des critères de bien-être social individuel selon le principe de Pareto. Autrement dit, dès lors qu’une politique bénéficie statistiquement à la majorité des membres de la société, elle est préférée sur le plan sociétal.
Les libertés et les ressentis individuels sur le plan social ne pouvaient avoir de valeur pour orienter les politiques publiques. Seules, par exemple, les données techniques collectées sur l’évolution des climats pemettent de se faire une idée sur les causes du réchauffement climatique(voir le lien ci-dessous).
Les dégâts et les inconvénients majeurs liés à la perte de la biodiversité et au réchauffement des climats ne sont apparus que très récemment dans la population, car constamment minimisés par les médias et les États qui poursuivent un idéal de croissance économique infinie sur une planète aux ressources finies en repeignant la machine en vert ; tout ça pour augmenter sans cesse les profits des sociétés privées.
Jean-Paul Alonso, le 5/01/2021
Informez-vous en lisant Solutions pour le Climat ! De Jean-Paul Alonso, éd. 2020
Opuscule téléchargeable gratuitement



0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home