Marx a qualifié l’État d’instrument d’exploitation du prolétariat avec les industries et les banques. Selon lui, l’État devait dépérir de lui-même après l’obtention de la société d’abondance communiste. Je pense que ce qui était en cause à l’époque de Marx et encore aujourd’hui n’est pas l’État en lui-même, mais son organisation politique, économique, sociale et environnementale ; la fédération d’États étant toujours préférable à un État unitaire.
Marx et Engels qualifiaient le coopératisme de socialisme bourgeois et utopique. Ils voulaient imposer le socialisme et nationaliser toute l’économie. Le tout État, pour abolir dans une seconde phase l’État, n’est pas apparu comme étant une utopie, sauf peut-être pour Marx, qui, doublé sur sa gauche par Bakounine, a fini par renoncer à ses idées au Congrès de l’Internationale de 1871 à Londres et au Congrès de Gotha de 1875.
Au Congrès de Gotha, les deux mouvements ouvriers allemands forment le Parti socialiste ouvrier qui n’a plus qu’un rôle national. Il deviendra le Parti socialiste-démocrate d’Allemagne (SPD) en 1890. Marx ne s’est pas opposé pas à la fusion des deux partis. Dans ses lettres et notes de l’époque publiées en 1891 sous le titre de Critique du programme de Gotha, Marx accepte l’idée d’un seul Parti de travailleurs. Ce revirement sonne la fin de l’Internationale qui se concrétise au congrès de Verviers en 1877.
Les syndicats ont pactisé avec le capital et l'économie de guerre, en ne défendant que les intérêts de leurs adhérents, dans un contexte de violence sociale organisée à l'échelle nationale et planétaire.
D'où ma relance de l'idée marxienne – et non marxiste – de la révolution internationale, mais sans violence. Il suffit de refuser de coopérer. Car les révolutions violentes, faute d'un programme politique de remplacement établi avant, ont toutes été étouffées par le capital jusqu'à aujourd'hui.
Recherchez des projets sérieux de réforme de la constitution parmi les candidats en lice depuis des décennies - pour certains -, il n'y en a pas. C'est pour cette raison que j'ai interrompu mon œuvre Politeia, pour écrire un projet constitutionnel qui peut donner du grain à moudre pour 2022. Je le mettrai en ligne très bientôt sur mon blogue.
Jean-Paul Alonso, le 3/01/2021
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