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TRAITE de POLIQUE ALONSO - Coronavirus COVID-19, Drawdown, Démocratie, Écologie, Environnement et Climat, Crise financière, Décroissance, Inégalités Nord-Sud, Consumérisme, Productivisme, Pacifisme, Djihad, Spiritualité, Non-violence, Charte du consommateur responsable, Végétarisme, Commerce équitable, Ville en transition, Gandhi, Non-violence, Résistance civile.

08 février 2021

QU’EST-CE QU’UN ÉTAT CENTRALISÉ ?

 QU’EST-CE QU’UN ÉTAT CENTRALISÉ ?

« Ce n’est qu’à la fin du XVe siècle en France que le mot “État” prend le sens d’une institution publique qui exerce son autorité et son contrôle sur un vaste territoire peuplé de dizaines de millions de personnes (1).
L’État a conservé l’esprit de la féodalité de laquelle il est issu, qui reposait sur l’asservissement des populations et notamment des producteurs et des marchands.
L’État s’inscrit depuis toujours dans le paradigme de la violence (voir 1-4), qui sert la gloire du prince au détriment des populations. L’expression française “État-Nation” est bâtie sur une double abstraction, l’une militaire (voir 1-2), l’autre juridique (voir 1-8).
La puissance de l’État français repose aujourd’hui sur l’Administration publique (voir 2-19) et les médias (voir 1-19), qui contribuent grandement à fabriquer l’opinion populaire pour se maintenir avec l’appui des puissances financières (voir 1-25 et 2-11).
Nos institutions n’établissent pas une démocratie, mais une voyoucratie qui pille le bien commun et ne cesse d’augmenter la dette publique. Le ralentissement de l’activité économique et la baisse des rentrées fiscales engendrent un appauvrissement croissant de la majorité de la population (voir 2-19-4). La confiance, la coopération et la mutualisation, qui naissent spontanément dans une société de gens libres, se muent sous la pression coercitive régalienne en défiance et en rébellion qui détruisent la société de l’intérieur.
La toute-puissance de l’État s’affirme en France au XIVe siècle sous Philippe le Bel, qui pratique des assassinats de masse pour renflouer ses caisses, sous couvert d’un nouveau concept abstrait : “la raison d’État”. Les crimes d’État sous couvert de lettres de cachet et des services secrets ont été institutionnalisés (voir 1-23).
Idem pour le pillage du bien public et la corruption, qui sont devenus un sport d’équipe national (voir 2-12). La fiscalité, la guerre et plus récemment la finance ont anéanti les Nations naturelles et imposé des dynasties royales et impériales, puis des ploutocraties républicaines. Les historiens au service de l’État n’ont pas cessé d’encenser ses agissements.
L’histoire ne parle que des rois, des empereurs, de leurs cours, de leurs guerres, de leurs châteaux et autres édifices prestigieux, financés avec le pillage et les massacres des Nations. Les médias modernes vantent les grands profiteurs de la nomenklatura, pour continuer à faire des admirateurs et des serviteurs de ce système inique. […] »
Extrait de : 2-14 - État et chef d’État, 2-14-0- : Introduction, page 180, Politéia – Traité de Politique pour la Démocratie et l’Écologie, éditions arte-politeia, Tome 1 – Livres 1 & 2 © éd. Août 2020, Jean-Paul ALONSO.

L’ÉTAT ET LA RÉVOLUTION (1917)
« La question de l’État revêt de nos jours une importance particulière au point de vue théorique comme au point de vue politique pratique. La guerre impérialiste [14-18] a considérablement accéléré et accentué le processus de transformation du capitalisme monopoliste en capitalisme monopoliste d’État. La monstrueuse oppression des masses laborieuses par l’État, qui se confond toujours plus étroitement avec les groupements capitalistes tout-puissants, s’affirme de plus en plus. Les pays avancés se transforment — nous parlons de leur “arrière” — en bagnes militaires pour les ouvriers.
Les horreurs et les calamités sans nom de la guerre qui se prolonge rendent la situation des masses intolérable et accroissent leur indignation. La révolution prolétarienne internationale mûrit manifestement. La question de son attitude envers l’État acquiert une importance pratique. Accumulés pendant des dizaines d’années d’évolution relativement pacifique, les éléments d’opportunisme ont créé un courant de social-chauvinisme qui domine dans les partis socialistes officiels du monde entier.
Ce courant […] socialiste [international] en paroles et chauvin en fait, se caractérise par une lâche et servile adaptation des “chefs du socialisme” [et de tout mouvement contestataire au XXIe siècle] aux intérêts non seulement de “leur” bourgeoisie nationale, mais plus précisément de “leur” État, car la plupart de ce qu’on appelle les grandes puissances exploitent et asservissent depuis longtemps nombre de peuples petits et faibles.
La guerre impérialiste est précisément une guerre pour le partage et la redistribution de ce genre de butin. La lutte pour soustraire les masses laborieuses à l’influence de la bourgeoisie en général, et de la bourgeoisie impérialiste en particulier, est impossible sans une lutte contre les préjugés opportunistes à l’égard de l’“État”. »
Vladimir Ilitch Lénine, L’ÉTAT ET LA RÉVOLUTION, 1917.
Notes entre crochets de Jean-Paul Alonso
Note :
1- Environ vingt millions d’individus en 1600 en France

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