Le progrès technique est vécu par les classes aisées des pays riches comme étant une source de progrès procurant avantages et confort. Mais, dans les régimes capitalistes, les travailleurs ont toujours fait les frais du machinisme, qui se traduit encore de nos jours par la mise au chômage de nombreux travailleurs. Ce phénomène s’est accentué au début de la Révolution industrielle avec la maîtrise des énergies fossiles.
Au XIXe siècle, l’arrivée du machinisme privait les ruraux d’emploi. Poussés par la faim, ils devenaient la proie des patrons exploiteurs qui trouvaient en eux une main-d’œuvre plus avantageuse que les esclaves des colonies qu’il fallait acheter et entretenir. En 1863, les rapports des commissaires britanniques indiquent que dans une fabrique d’allumettes dont l’air est empoisonné par le phosphore, travaillent 270 « enfants déguenillés à moitié morts de faim » durant douze à quinze heures par jour, et quarante d’entre eux ont moins de dix ans, douze ont moins de huit ans et cinq moins de six ans. Un autre rapport dit : « Comme classe, les potiers, hommes et femmes… représentent une population […]de taille rabougrie, mal faite et déformée de la poitrine. Ils vieillissent vite et vivent peu de temps ». Il n’était pas rare de « faire travailler des enfants alternativement jour et nuit ».
L’organisation non gouvernementale Humanium dit que 250 millions d’enfants travaillaient dans le Monde en 2010, dont plus de 150 millions dans des conditions dangereuses selon l’unicef.fr. En 2017, l’ONU estimait à 230 millions les d’enfants qui vivaient dans des zones en guerre, dont 15 millions combattants. L’Organisation internationale du travail estimait à 168 millions le nombre d’enfants au travail en 2016.
Extrait de Politeia de Jean-Paul Alonso
Posté le 3/01/2021 sur Facbook
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