MAYOTTE, LA DÉSOLATION, LE SCANDALE ET LA HONTE !
C'est avec une grande tristesse et indignation que je suis l'immense catastrophe humanitaire dans laquelle sont plongés les Mahoraises et les Mahorais, qui sont majoritairement Françaises et Français. L'aurait-on oublié ? Je suis scandalisé par la manière dont le président de la République, Emmanuel Macron, qui sort des palais dorés de l'Élysée, insulte des Mahoraises qui sont dans une souffrance extrême. STOP !
La non-assistance à personne en danger est un délit sanctionné par le Code pénal (article L223-6 alinéa 2). Lorsqu'une personne peut secourir quelqu'un qui court un risque pour sa vie et qu'elle n'intervient pas, elle peut être poursuivie devant un tribunal. À Mayotte, il s'agit de civils et de beaucoup de femmes et d'enfants. La non-assistance était-elle démontrable quand le président a autant de prérogatives et que des centaines de milliers de personnes étaient dans le collimateur d'un cyclone ? Pourquoi « le quoiqu'il en coûte » a-t-il fonctionné pour verser des milliards pendant la pandémie Covid-19 et pas pour éviter la mise en danger des Mahorais ? Pourquoi ne seraient-ce que des abris collectifs en dur, n'ont pas été réalisés pour éviter l'hécatombe ? Tout porte à croire que l'État a laissé faire parce que Mayotte est déconsidérée par la classe politique qui s’est considérablement droitisée. La facture va être bien supérieure aujourd'hui. Je m'exprime librement et je suis scandalisé.
Nous savions que la température élevée des eaux de surface de l’océan Indien allait transformer le cyclone Chido qui a frappé l'île de Mayotte en une véritable bombe. 321 000 habitants vivaient à Mayotte et on estimait qu'il y en avait 100 000 à 200 000 en situation irrégulière, selon une source proche des autorités. C'est donc 500 000 personnes qui ont pu subir le cyclone dans ce département français qui souffre depuis des décennies d’une vulnérabilité structurelle inadmissible pour un pays « développé » comme la France ; mais peut-être que nous devrions parler au passé. Comme le rappelle L’Humanité, 77 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté [et quasi toute la population aujourd’hui, du moins ce qu’il en reste]. Selon la députée (Liot), Estelle Youssouffa, une personne sur trois résidait dans une habitation en tôle, toutes rasées et transformées en « charnier » après le passage du cyclone.
Je demande à ce qu'une enquête soit ouverte pour savoir ce qui a rendu autant d’individus sans accès aux soins, sans accès à l’éducation et exposés à une telle catastrophe qui était annoncée. L’État français est critiqué de longue date pour sa gestion catastrophique de l’archipel. Le rapport de six ministères publié en 2023 dénonçait déjà « une faillite généralisée des administrations publiques » à Mayotte. Malgré les promesses d’investissements, le département est resté sous-équipé en infrastructures de santé, d’éducation et d’accès à l’eau potable. Six logements sur dix n’ont pas de toilettes ni de douche, ce qui favorise le développement, entre autres, du choléra. Les gouvernements successifs sont responsables, les dirigeants doivent être condamnés pour que de tels drames ne se reproduisent pas. Il faut investir dans un urbanisme adapté et une réduction des inégalités pour protéger ces populations rendues précaires sur notre sol. La France doit être condamnée par un tribunal international pour faire son devoir de protection.
Jeudi 19 décembre, le chiffre de 60 000 morts a commencé à circuler, alors que le président Emmanuel Macron arrivait sur place. Ce chiffre, qui n’est pas un bilan, a ensuite été repris par plusieurs personnalités politiques. Mais le ministère de l’Intérieur a établi à 31 le nombre de morts et à 2 100 le nombre de blessés, c'est une évaluation, mais pas plus un bilan. La réalité risque d'être à la hauteur d'un ethnocide, d'un massacre ou d'un pogrom.
VIVE LE PEUPLE MAHORAIS !


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